ACTE III, SCENE VÏII
SILYIA.
Prenez garde ^ je crois que vous ne m'entendez pas , je suis obligée de vous le déclarer.
DORANTE
A merveille! et Texplication ne me serait pas favorable. Gardez-moi le secret jusqu'à mon départ.
8ILVIA.
Quoi ! sérieusement , vous partez ?
DORANTE
Vous avez bien peur que je ne change d'avis.
SILVIA
Que vous êtes aimable d'être si bien au fait!
Cela est bien naïf. Adieu.
SILVIA, & part.
S'il part, je ne l'aime plus, je ne Tépouserai jamais.... (Elle le regarde aller.) Il s'arrétc pourtaut ; il révc *, il regarde si je tourne la tête, et je ne saurais le rappeler, moi.... Il serait pourtant singulier qu'il partit, après tout ce que j'ai fait !.... Ah ! voilà qui est fini, il s'en va^ je n'ai pas tant de pouvoir sur lui que je le croyais. Mon frère est un maladroit -, il s*y est mal pris. Les gens indifférens gâtent toqt. Ne suis-je pas bien avancée? Quel dénouement !... Dorante reparait pourtant; il me semble qu'il revient. Je me dédis donc; je l'aime encore.... Feignons de sortir, afin qu'il m'arrête \ il faut bien que notre réconciliation lui coûte quelque chose.
Reste?., je ■vous dire.
LE JEU DE L'A.YOUK ET OU HASARD
UliKAKlE, l%n<iHi.
prie; j'ai encore qaelcpie chose k
EILTIA.
' A moi, monsieur?
nOXASTE.
J'ai (le la peine ii parlirsans vous avoir convainOM que je n'ai pas tort de le faire.
ItILVI*.
F.h ! monsienr, de riuelle oonsÀ^oenCG esl-il de TOH justifier auprès de moi? Ce n'est pas la pctne; ïene suis qu'une suivante , et vous me le faites bien sentir.
Moi, Lisette! est-ce à vous de vous plaindre, vons qui me voyez prendre mou parti sans me rien dire?