‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 151 sur 315 · DORANTE, SILVIA · texte numérisé non relu

DORANTE, SILVIA

DORAUTE, à part.

Qu'elle est digne d'être aimée ! Pourquoi faut- il que Mario m'ait prévenu ?

SILVIA

Où étiez -vous donc, monsieur? Depuis que j'ai quitté Mario, je n'ai pu vous retrouver pour vous rendre compte de ce que j'ai dit à monsieur Orgon.

DORANTE

Je ne me suis pourtant pas éloigné. Mais de quoi s'agit-il?

SILVIA, à part.

Quelle froideur ! (Haut.) J'ai eu beau décrier votre valet, et prendre sa conscience à témoin de son peu démérite; j'ai eu beau lui représenter qu'on pouvait du moins reculer le mariage-, il ne m'a pas seulement écoulée. Je vous avertis même qu'on parle d'envoyer chez le notaire, et qu'il est temps de vous déclarer.

M DORAHTE»

C'est mon intention. Je vais partir incognito, et je laisserai un billet qui instruira monsieur Orgon de tout.

SILVIA, àpan.

Partir ! ce n'est pas là mon compte.

a84 LE JEU DE L'AUOUR ET DU UASARD,

UOaAKTIt.

N'approuvez-voiis pas mon idée?

SILYU.

iDs ù situaUoo

Mais... pas trop.

noaiUTB.

Je ne vois pourtant rien de mieux dans E où je suis , à moins que de parler mot-mûme , et j(! ne saur.iis m'y n-$oiidre. j'ai d'ailleurs d'autres raisons qni veulent que je me retire; je n'ai plus que faire

Comme je ne sais pas vos raisons, je oe puis ni les approuver ni les combattre, et ce n'est pas i moi de vous les demander.

Il vous est aisé de tes soupçonner, Lisette.

Page 1