‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 155 sur 315 · ARLEQUIN, MARIO · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, MARIO

SILTIl.

Ah ! mon père, vous avez voulu que je fusse à Dorante \ Venez Toir votre fille vous obëir avec plus de joie qu'on n'en eut jamais.

DORANTE

Qu'entends-je ! vous, son père, monsieur?

SILVIA

Oui, Dorante; la même idée de nous connaître nous est venue à tous deux^ Après cela, je n'ai plus rien à vous dire \ vous m'aimez, je n'en saurais douter; mais, à votre tour, jugez de mes sentimens pour vous, jugez du cas que j'ai fait de votre cœur ^hr la délicatesse avec laquelle j'^i tâché de Vacquërir.

■ ■ '• k. ànaoif.

Connaissez-vous cette lettre? Voilà par où j'ai appris votre déguisement, qu'elle n'a pourtant su que par vous.

* ^k! mon père! Le d^Douement est si bien prépare qo'il s^opére par un mot. Dés que SiWia a donne à Orgon le titre de père, toat est ëclairci, et le dernier obstacle à Fanion des deux amans s'est e'ranoui.

aga LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASAIU).

Je ne saurais voua exprimer mon bonheur, tu dame; mais ce cpi m'enchante te plus, ce sont Ici preuves que je vous ai données de ma tendresse.

Dorante me pardonne - 1 - il la colère ou j'ai mis Bourguignon ?

douakte.

Il ne vous la pardonne pas , U vous en remercie.

IBLEQUin, t LUiric.

De la joie, madame! Vous avez perdu votre rang; mais vous n'èles point à plaindre, puisque Arlequin vous reste.

LISETTE

Belle consolation ! II n'y a que toi qui gagnes k

LE

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