‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 161 sur 315 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ARLEQUIN, sans être vu d'abonii rnOClOîi ,

HERMIDAS.

ARLEQUIN

Qv*E8T-cE que c'est que ces gens -là?

HERICIDAS.

Il y aura bien de Touvrage à tout ceci , madame ; et votre sexe....

ARLEQUIN, les sorpreoaot.

Ah ! ah ! madame ! et puis , votre sexe ! £h ! par* lez donc, vous autres hommes, vous êtes donc des femmes?

PHOCION

Juste ciel ! je suis au désespoir.

ARLEQUIN

Oh! oh! mes mignonnes, avant de vous en aller, il faudra bien, s'il vous plaît, que nous comptions ensemble ^ je vous ai d'abord prises pour deux fripons ^ mais je vous fais réparation ; vous êtes deux friponnes.

PHOCION

Tout est perdu , Corine.

H E R M I D A s , raisant signe à PhocioD.

Non, madame; laissez -moi faire, et ne craignez rien. Tenez, la physionomie de ce garçon -là ne m'aura point trompée-, assurément il est traitable.

3o8 LE TRIOMPHE DE L'AMOUR,

AHLEQUIN.

Et paF-dessu8 le marché un honnête homme, qui n a jamais laisse passer de contrebande^ ainsi vous êtes une marchandise que j'arrête ^ je vais faire fermer les portes.

HERMIDA8.

Oh ! je t'en empêcherai bien , moi ; car tu serais le premier à te repentir du tort que tu nous ferais.

ARLEQUIN

Prouvez -moi mon repentir, et je vous lâche.

PUOCIOIf, donnant qaelqaet pièces d*or è Arlcquia.

Tiens , mon ami -, voilà dëjà un commencement de preuves. Ne serais - tu pas fachë d'avoir perdu cda ?

ARLEQUIN

Oui-dà , il y a toute apparence ^ car je suis bien aise de l'avoir.

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