SCÈNE II
ARLEQUIN, sans être vu d'abonii rnOClOîi ,
HERMIDAS.
ARLEQUIN
Qv*E8T-cE que c'est que ces gens -là?
HERICIDAS.
Il y aura bien de Touvrage à tout ceci , madame ; et votre sexe....
ARLEQUIN, les sorpreoaot.
Ah ! ah ! madame ! et puis , votre sexe ! £h ! par* lez donc, vous autres hommes, vous êtes donc des femmes?
PHOCION
Juste ciel ! je suis au désespoir.
ARLEQUIN
Oh! oh! mes mignonnes, avant de vous en aller, il faudra bien, s'il vous plaît, que nous comptions ensemble ^ je vous ai d'abord prises pour deux fripons ^ mais je vous fais réparation ; vous êtes deux friponnes.
PHOCION
Tout est perdu , Corine.
H E R M I D A s , raisant signe à PhocioD.
Non, madame; laissez -moi faire, et ne craignez rien. Tenez, la physionomie de ce garçon -là ne m'aura point trompée-, assurément il est traitable.
3o8 LE TRIOMPHE DE L'AMOUR,
AHLEQUIN.
Et paF-dessu8 le marché un honnête homme, qui n a jamais laisse passer de contrebande^ ainsi vous êtes une marchandise que j'arrête ^ je vais faire fermer les portes.
HERMIDA8.
Oh ! je t'en empêcherai bien , moi ; car tu serais le premier à te repentir du tort que tu nous ferais.
ARLEQUIN
Prouvez -moi mon repentir, et je vous lâche.
PUOCIOIf, donnant qaelqaet pièces d*or è Arlcquia.
Tiens , mon ami -, voilà dëjà un commencement de preuves. Ne serais - tu pas fachë d'avoir perdu cda ?
ARLEQUIN
Oui-dà , il y a toute apparence ^ car je suis bien aise de l'avoir.