HE^MIDAS
As-tu encore envie de faire du bruit ?
ARLEQUIN
Je n'ai encore qu'un commencement d'envie de n'en plus faire.
HERMIDA8.
Achevez de le déterminer, madame.
PHOCION, lui en donnant encore.
Prends encore ceci. Es -tu content?
ARLEQUIN
Oh ! voilà la guërison radicale de ma mauvaise humeur. Mais de quoi s'agit-il, mes libérales dames?
kCTE 1, SCÈNE IL $09
HERMIDAS.
Tiens, d*une bagatelle ^ madame a vu Agis dans h forêt y et n'a pu le voir sans lui donner son cœur.
ÂRLEQVIir.
Cela est extrêmement honnête.
HERMIDAS. .
Or, madame qui est riche, qui ne dépend que d'elle, et qui Fëpouserait volontiers, voudrait essayer de le rendre sensible.
ARLEQUIN
Encore plus honnête.
HERMIDAS.
Madame ne saurait le rendre sensible qu'en liant quelque conversation avec lui, qu'en demeurant même quelque temps dans la maison où il est.
ARLEQUIN
Pour avoir toutes ses commodités.
HERMIDAS.
Et cela ne se pourrait pas , si elle se présentait habillée suivant son sexe, parce qu'Hermocrate ne le permettrai! pas , et qu'Agis lui-même la fuirait, à cause de l'éducation qu'il a reçue du philosophe.
ARLEQUIN
Malepeste! de l'amour dans cette maison-ci ! ce serait une mauvaise auberge pour lui. La sagesse d'A- ^s, d'Hermocrate et de Léontine, sont trois sagesses
3io LK TRIOMPHE DE L'AMOUR,
aa^si inciviles pour l'amour qa'il y en ait dans le
monde ^ il n'y a que la mienne qoi ait un peu de sa-
voir-vivre.
puocion.
s bien.
Kt voilà pourquoi madame a pris le parti de se déj^uisLT pour paraître. Ainsi tu vois bien qu'il n'y a point de mal à tout cela,
Eli ! pardi , il n'y a rien de si raisonnable. Madame a pris, en passant, de l'amour pour Agis. Eh bien! iju'fsl-cpî' Chacun prend ce qu'il peut; voilà bien de >i ! Allez, gracieuses personnes ; ayez bon courage , . Vous ave/, perdu votre