‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 169 sur 315 · LÉONTINE, PHOCION · texte numérisé non relu

LÉONTINE, PHOCION

PHOCION, i part les preniten rooU.

Puisse l'amour favoriser mon artifice !.... Puisque vous ne pouvez, madame, vous rendre à la prière que je vous ai faite, il n'est plus question de vous en presser; mais peut-être m'accorderez - vous une autre grâce, c^est de vouloir bien me donner un conseil qui va décider de tout le repos de ma vie.

LÉOIÎTINE.

Celai que je vous donnerai , seigneur, c'est d'attendre Hei^ocrate^ il est meilleur à consulter que moi.

PHOCION

Non, madame^ dans celte occasion -ci, vous me convenez encore mieux que lui. J'ai besoin d'une

raison moins -austère que compatissanLe, j'ai besoin (l'un caractère de cœur qui tempère sa »évént6 d'indulgence; et vous ùles d'uu sexe ctioi qoJ ce doat mélange se trouve plus sûrement que dsDS le ntoe. Ainsi , madame , i.'coutez-moi ^ je vous en coojuni pnr tout ce que vous avez de bonté.

LioKTtAE.

Je ne sais ce que présage un pareil discours; mû la qualité d'étranger etige des égards. Ainsi parlex, je vous écoute.

yaocioH.

Il y a quelques jours que , traversant ces lieux ea voyageur, je via \>rbs d'ici une dame qui se promenait, et qui ne me vit point; il faut que je vous la peigne, vous la reconnaîtrez peut ■ »?tre, et voos en serez mieux au fait de ce que j'ai ji vous dire. Sa taille.

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