ACTE I, SCÈNE VIIL
je mè sentis ëmae ; il semblait que mon cœur deyinait
Hermocrate.
heumocràte.
Non , je ne saurais plus supporter un tel discours. Au nom de cette vertu que vous chérissez, Aspasie, abrégeons; quels sont vos desseins?
PHiOCION.
Mon récit vous parait frivole, il est sincère; ce qui Test moins, c'est le désir de rétablir ma raison.
HERMOCIIÀTE.
Mais le soin de garantir la mienne doit m'étre encore plus cher. Tout sauvage que je suis , j'ai des yeux , vous avez des charmes, et vous m* aimez.
PHOCION
J'ai des charmes, dites- vous? Eh quoi I seigneur, est-ce que vous les voyez, et craignez -vous de les sentir ?
HERMOCRATE
Je ne veux pas même ra'exposer à le craindre.
PBOCioir.
Puisque vous les évitez , vous en avez donc peur ? Vous ne m'aimez pas encore , mais vous craignez de m'aimer. Vous m'aimerez, Hermocrate; je ne saurais m'empéehe^ de l'espérer.
HERHOCRÀTE.
Vous me troublez, je vous réponds mal, et je me tais.
PHOCION
Eh bien! seigneur, retirons -nous, marchons, re-
joignons L^oniine ; j'ai dessein <le demeurer quoique temps ici, et vous me direz tantôt ce que vous aurez résolu là-dessus.
Allez donc, Aspasîe;je vous suis'.