ACTE II, SCENE II
gue, tout cet argent -là arrivait dans ma poche, et c'est de mes deniers qu'on achète ce vaurien-là.
PHOCION
Qu'il vous suffise que je vous ferai riches tous deux. Mais parlons de ce qui m'amenait, de ce qui m'inquiète. Hermocrate m'a promis tantôt de me garder quelque temps ici^ cependant je crains qu'il n'ait changé de sentiment \ car il est actuellement en grande conversation sur mon compte, avec Agis et sa sœur, qui veulent que je reste. Dis-moi la vérité, Arlequin; ne t'est- il rien échappé avec lui de mes desseins sur Agis ? Je te cherchais pour savoir cela -, ne me cache rien.
ARLEQUin.
Non , par ma foi , ma belle dame ; il n'y a que ce vieux routier-là qui m'a pris comme avec un filet.
DIMAS
Morgue ! l'ami , faut que la prudence vous coupe à présent la langue sur tout ça.
PHOcion.
Si tu n*as rien dit, je ne crains rien. Vous saurez de Corine à quoi j'en suis avec le philosophe et avec sa sœur. Quant à vous , Corine , puisque Dimas est des nôtres, partagez entre Arlequin et lui ce qu'il y aura à faire. Il s'agit à présent d'entretenir les dispositions du frère et de la sœur.
HERMIDÀS.
Nous réussirons, ne vous inquiétez pas.
34ti LE TRIOMPHE DE L'AMOUR,
PIIOCIOR.
J'aperçois Agis; vite, relirez-vous, vons «ulres; siu'Lout prane?. garde qu'Hermocrate ne notut surlireiinc ensemble