LÉONTINE, PHOCION
LÉOlfTIllE.
Tjli un mot à vous dire , mon cher Phocion \ le sort en est jeté; nos embarras vont finir.
PHOCioir.
Oui^ grâces au cieL.
LÉOIITIVJS.
Je ne dépends que de moi) nous allons être pour jamais unis. Je vous ai dit que c'est un spectacle que je ne voulais pas donner ici \ mais les mesures que nous avons prises ne me paraissent pas décentes. Vous avez envoyé chercher un équipage , qui doit nous attendre à quelques pas de la mai^n, n'^t^il pas vrai? Ne vaudrait-il pas mieux, au lieu de nous en aller ensemble, que je partisse la première, et que je me r^endisse à la ville en vous attendant?
PHOGIOlf.
Oui, vous avez raison; partez, c^est fort bien dit.
LÉONTINE
Je vais dès cet instant faire les préparatifs nécessaires, et dans deux heures je ne. serai pas ici. Mais, Phocion , hâtez-vous de me suivre.
Lli TRIOMPHE DE L'AMOUR,
CoiniiiL'iKcï par me quitter, pour vous hâter vou&nu'mc,
léohtihk.
Qdc (l'amour ne me devez-vous pas !
.lu 5.-ii:9 que Ic vôtre est impayable; mais ne vous
;lllul^e/ poinl.
LÉOHTIHE.
Il n'y avait que vous dans le monde capable de
m'L'iif^afjcr à lu dt;marche que je fais.
La démarche est innocente, et vous n'y courez aucun hasard; allez vous y préparer.