‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 22 sur 315 · ARLEQUIN, EUPHROSINE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, EUPHROSINE

( ArUquin arrivt en Mlaaat CUanihU qui sort. Il va Urf r JEophrofiae

par la maoche.

EUPBA06IVE.

Que me voulez- vous?

ARLEQUIN, riant.

£b ! eb ! eb ! ne vous a-i-on pas parlé de moi?

SUPHROSIKE.

Laissez-moi , je vous prie.

ARLEQUin.

Eh! là, là, regardez -moi dans Toeil pour deviner ma pensée.

EUPHROSIVE.

Qi ! pensez ce qu'il vous fdaira.

ÀRLEQUtir.

M* en tendez- vous un peu?

EUPHROSINE

Non.

ARLEQUIN

C'est que je n'ai encore rien dit.

EUPBROSINE, impatienic.

Ah!

ARLEQUIN

Ne mentez point \ on vous a comnmniqué les sen-

4fi L'ILE DES ESCLAVES,

linients de mon âme ; rien n'est plus obligeant ponr

EUpanosiHE.

Quel L'tat!

AfLLEQUlH.

Vous me trouvez un peu nigaud, n'est-il pas vrai? Mais cela se passera; c'est que je vous aime, et que je * ne sais comment vous le dire.

EL'PHROSIBE.

Vous?

AELEQn».

Eh pardi ! oui ; quest-ce qu'on peut faire de mieui? Vous êtes si belle ! il faut bien vous donner son cœur, aussi bien vous le prendriez de vous-même.

EtipHîlOSI>E.

Voici le comble de mon infortune.

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