‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 227 sur 315 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

FROWTIIf.

Ham ! il a Fair d'un coasin de bien loin; il n*a point la tournure d'un parent, ce garçon-là.

LISETTE

Qu'est-ce que tu veux dire avec ta tournure?

FRONTIW.

Je veux dire que ce n'est, par ma foi, que de la fausse monnaie que tu me donnes, et que si le diable emportait ton cousin il ne t'en resterait pas un parent de moins.

ÉRASTE

Et pourquoi pensez-vous qu'elle vous trompe?

FRONTIN

Hum ! quelle physionomie de fripon ! Mons de La Ramëe, je vous avertis que j'aime Lisette, et que je veux l'épouser tout seul.

LISETTE

Il est pourtant nécessaire que je lui parle pour une affaire de famille qui ne te regarde pas.

Oh ! parbleu, que les secrets de ta famille s'accommodent; moi, je reste.

LISETTE

Il faut prendre son parti. Frontin !

FEOWTIlf.

Après ?

LISETTE

Serais -tu capable de rendre service à un honnftt homme, qui t'en rt^compenserail bîea?

ÏBOHTIM.

Honnêlc liomnie ou non, son honneur est de trop, tlî'S qu'il récompense.

Tu sais à qui madame marie Angtïlique, ma m^-

tresse ?

FHOHTIK.

Oui; je pense que ce sont à peu prts soixante ans qui en épousent dix-sept.

LISETTE

Tu vois bien que ce mariage-là ne convient point.

FRORTin. -^—^S^^^^

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