‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 228 sur 315 · SCÈNE II. 42g · texte numérisé non relu

SCÈNE II. 42g

LISETTE

Tu l'as dit, c'est cela même.

ÉRASTE

Oui, mon enfant, c'est moi.

FRONTIN

Eh ! que ne disiez -vous? En ce cas, je vous pardonne votre figure, et je suis tout à vous. Voyons, que faut-il faire ?

ÉRASTE

Rien , si ce n'est favoriser une entrevue que Lisette va me procurer ce soir^ tu seras content de moi.

FROnTIN.

Je le crois -, mais qu'espërez-vous de cette entrevue? On signe le contrat ce soir.

Eh bien I pendant que la compagnie , avant le souper, sera dans l'appartement de madame, monsieur nous attendra dans cette salle, sans lumière pour n'être point vu , et nous y viendrons , Angélique et moi , pour examiner le parti qu'il y aura à prendre.

FRONTIW.

Ce n'est pas de l'entretien que je doute -, mais à quoi aboutira-t-il? Angélique est une Agnès élevée dans la plus sévère contrainte , et qui , malgré son penchant pour vous, n'aura que des regrets, des larmes et de la frayeur à vous donner. Est-ce que vous avez dessein de l'enlever ?

iHy

L'fiCOLE DES MÈRES.

ËnASTS.

Ce serait un parti bien extnîmc. i

rnoHTi».

F.t dont l'extrémité ne voos ferait pas jfrand'peiir, n"esl-il pas vrai ?

Pour nous, Frantiii, nous ne noua clurgcom que de iacililer l'entretieii auquel je serai présente-, maïs (le ce qu'on y résoudra, nous n'y trempons point: cela ne nous regarde pas.

FBOBTIH.

Oli ! si fait', cela nous reffnrderait un peu, si cette pelile conversation nocturne qne non» l«ur m^nafréons dans h salle était dt^couviirte ; d'aurani pkts qu'une des portes de la salle nhonllt nu j.inltn; qnu

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