SCÈNE V
ANGÉLIQUE
Les dispositions de mon cœur? Je tremble de ne pas répondre à votre fantaisie.
m"* aegante.
Eh ! pourquoi ne rëpondriez-vous pas à ma fantaisie ?
ANGÉLIQUE
C'est que ce que je dirais vous fâcherait peut-être.
M™* ARGANTE
Parlez bien , et je ne me fâcherai point. Est-ce que vous n'êtes point de mon sentiment? Êtes -vous plus sage que moi ?
ANGÉLIQUE
Cest que je n'ai point de dispositions dans le cœur.
m"*' argante.
Et qa'y avez-vous donc , mademoiselle ?
Rien du tout.
m"*' ARGANTE.
Rien! qu'est-ce que rien? Ce mariage ne vous plaît donc pas?
ANGÉLIQUE
Non.
M™* ARGANTE
Comment ! il vous dëplait ?
ANGÉLIQUE
Non , ma mère.
m"* argante.
Eh ! parlez donc ^ car je commence à vous enten-
dre; c'csl-!i-dire, malillc, que vous n'avex poiatdt |
,rcii aurai iiourlaiil une, si vous le voulez. m"" argaste.
11 n'est pas iiticessaire; vous faites encore tnîeat d'i^tre comme vous êtes, de vous laisser conduire, et de vous en fier entièrement à raoi. Oui, vous avci raison , ma fille ; et ces dispositions d'indifliirence sont les meilleures. Aussi voyez -vous que vous en files recompenstie. 3e iiè vous donne pas uu jeune estn- Viigant qui vous ni'gliifcrait pcut-^tre au bout de qiiinzi! jours, qui dissiperait son bien t-t le vùlre [vour courir après mille passions liliertincs. .le vou5 macitfi 1111 liomme sage, à un homme dont le cœur est sûr, et qui saura lou( 1^ Jipjtîie h Y(