SCENE X
tont riches que vous êtes ; et qui ont aujourd'hui pitié de vous , tout pauvres qu ils sont. Estimez-vous à cette heure \ faites les superbes , vous aurez bonne grâce ! Allez, vous devriez rougir de honte.
ARLEQUIN
Allons, m'amie, soyons bonnes gens sans le reprocher, faisons du bien sans dire d'injures. Us sont contrits d'avoir ëtë mëchans, cela fait qu'ils nous valent bien^ quand on se repent, on est bon, et quand on lest bon, on est aussi avancé que nous. Approchez, madame Euphrosine ^ elle vous pardonne *, voilà qu'elle pleure -, la rancune s'en va , et votre affaire est faite.
CLÉAIITHIS.
U est vrai que je pleure -, ce n'est pas le bon cœur qui me manque.
EUPHROSINE, tristement.
Ma chère Cléanthis, j'ai abusé de l'autorité que j'avais sur toi , je l'avoue.
CLÉANTHIS.
Hélas! comment en aviez -vous le courage? Mais voilà qui est fini , je veux bien oublier tout ^ agissez comme vous voudrez. Si vous m'avez fait souffrir, tant pis pour vous \ je ne veux pas avoir à me reprocher la même chose, je vous rends la liberté^ et s'il y avait un vaisseau , je partirais tout à l'heure avec vous. Voilà tout le mal que je vous veux ; si vous m'en faites encore, ce ne sera pas ma faute.
ARLEQUIN, plearant.
Ah, la brave fille! ah, le charitable naturel!
Êtes-vous contente, madnae?
Viens que je t'embrasse, raa chf-rc ClëanthU.
ARLXQVIN, i Cld»iliii.
Metlcz-TOus à genoax pour i?lre encore meOleoro qu'elle.
EtlPBBOSinE.
La reconnaissance me laisse à ]icinc la force de te répondre. Ne parle plus do ton esclavage , et ne songe plus tiL'sormais qu'^ partager avec moi tous les biens que les dieus m'ont donnés, si nous retournons à Athènes.