SCENE XI
TRIVELIW.
Et Yons, Oëanthis, étes-vous du même sentiment?
CLÉÀNTHIS, baÎMDt la main de M maUrette.
Je n*ai que faire de vous en dire davantage ; vous voyez ce qu'il en est.
ÀRLEQUI IT 9 prenant auaii la main de ton maître pour la baiser.
Voilà aussi mon dernier mot, qui vaut bien des paroles.
TRIVELIN
Vous me charmez. Embrassez-moi aussi , mes chers enfans; c^est là ce que j'attendais. Si cela n'était pas arrivé, nous aurions puni vos vengeances, comme nous avons puni leurs duretés. Et vous, Iphicrate, vous , Euphrosine , je vous vois attendris ; je n'ai rien à ajouter aux leçons que vous donne cette aventure. Vous avez été leurs maîtres, et vous en avez mal agi; ils sont devenus les vôtres, et ils vous pardonnent; faites vos réflexions là-dessus. La différence des conditions n'est qu'une épreuve que les dieux font sur nous : je ne vous en dis pas davantage. Vous partirez dans deux jours, et vous reverrez Athènes. Que la joie à présent ^ et que les plaisirs succèdent aux chagrins que vous avez ressentis, et célèbrent le jour le plus profitable de votre vie.
' Que la joie a présent , etc. Ces derniers mots font dcTiner, ce que noas saTons d'ailleurs positivement , que la pièce finissait par un ballet d'esclaves , joyeux d'avoir vu briser leurs chaînes.
Fin DE l'île des esclaves^