‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 290 sur 315 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

je vous défie dé mé garder vivant ; vous né mé conduirez pas au terme. Tâchons dé les accoutumer à moins dé frais -, la mode dé mourir pour la consolation dé ses amis n'est pas venue, et dé plus, que nous importe que ces deux affligés nous disent : Partez? Savez-vous qu'on dit qu'ils s'arrangent?

LA COMTESSE

S'arranger! De quel arrangement parlez-vous?

Tentends que leurs cœurs s'accommodent.

LA COMTESSE

Vous avez quelquefois des tournures si gasconnes, que je n'y comprends rien. Voulez -vous dire qu'ils s* aiment? Exprimez- vous comme un autre.

LE CHEVALIEK, baitsant le ton.

On né parle pas tout-à*fait d'amour, mais d'une petite douceur à se voir.

LA COMTESSE

D'une douceur à se voir ! Quelle chimère ! Où a-t-on pris cette idée-là? Eh bien! monsieur, si vous me prouvez que ces gens-là s'aiment, qu'ils sentent de la douceur à se voir, si vous me le prouvez, je vous épouse demain , je vous épouse ce soir. Voyez l'intérêt que je vous donne à la preuve.

LE CHEVALIER

Dé leur amour je né m'en rends pas caution. 4, 35

Oui, si j'ttait sûre 1 nous Je dira?

LF. I

Jï VOUS liens, et ji'ï

donn,! charge à ProuU

porter un Aat de nos c, dire.

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