‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 30 sur 315 · BLAISE, CLAUDINE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

BLAISE, CLAUDINE, ARLEQUIN

(Biaise entre en guêtres, suivi d*Afflequtn, portant un paquet. Claudine entre

d^uo autre eM»")

CLAUDIUE.

£h ! je pense que v'ià Biaise!

BLAISE

Eh ! oui , noute femme -, c'est li-méme en parsonne.

CLAUDINE

Voirement! noute homme, vous prenez bian de la peine de revenir-, queu libertinage! être quatre jours à Paris, demandez-moi à quoi faire!

BLAISE

Et à voir mourir mon frère, et je n'y allais que pour ça.

CLAUDINE

Eh bian! que ne finit-il donc, sans nous coûter tant d'allées et de venues? Toujours il meurt, et jamais ça n'est fait : v'ià deux ou trois fois qu'il lanterne.

BLAISE

Oh bian! il ne lanternera plus, (ii pleure.) Le pauvre homme a pris sa secousse.

iW L'HERITIER DE VILLAGE,

CLAUDINE

Ik'lasl il est donc trépassé ce coup-ci?

GLAISE

Oli ! il est encore pis que ça.

CLAUDIUE,

Comment, pis!

BLAISE

Il est entarrë.

CLAUDINE

Eli ! il n'y a rian de nouveau à ça ; ce sera queussi , ({iicumi '. 11 faut considérer qu'il était bian vieux, qu'il avait biaucoup travaillé, bian épargné, bian cliipolù sa pauvre vie.

T'as raison , femme ; il aimait trop l'usure et l'ava-

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