FRONTIN, LE CHEVALIER, LISETTE
LE CHEVALIER
■"^ Eh! donc, ma comtesse, que devient l'amour? A quoi pense lé cœur? Est-ce ainsi que vous m'avertissez dé venir? Quel est lé motif dé l'absence que vous m'avez ordonnée ? Vous né mé mandez pas, vous mé laissez en langur; je mé mande moi-même.
LA COMTESSE
J'allais vous envoyer chercher, monsieur.
LE CHEVALIER
Lé messager m'a paru tardif. Que déterminez-vous?
^r. Nos gens vont se marier; lé contrat se passe actuellenient. N'userons - nous pas de la commodité du notaire? Ils mé délèguent pour vous y inviter. Ratifiez mon impatience; songez que l'amour gémit d'atten-
., dre, que les besoins du cœur sont pressés, que les
^vinstans sont précieux, que vous m'en dérobez d'irré-
r parables, et que je meurs. Expédions.
LA COMTESSE
Non, monsieur le chevalier; ce n'est pas mon desp.
JVon signifie non. Je Ja marquise,
LE c
Avec la manjuise ! M. dame.