SCENE IL
point considérante'; aile ne donnarian ; mais ce qu'on li vole, aile ne court pas après. Vlà Tarrangement de tout ça \ y'ià ton devoir de madame , quand tu le seras.
CLAUDINE
Et drès que c'est la mode pour être honnête, je varrons; cette vartu-là n est pas plus difficile que la nôtre. Mais mon homme, quedira-t-il?
BLAISE
Moi? rian. Je te varrions un régiment de galans à Tentour de toi , que je sis obligé de passer mon chemin; c'est mon savoir-vivre que ça; li aura trop de froidure entre nous.
CLAUDINE
Biaise, cette froidure me chiffonne, ça ne vaut rian en ménage -, je sis d'avis que je nous aimions bian au contraire.
BLAISE
Nous aimer, femme ! morgue ! il faut bian s'en garder; vraiment, ça jetterait un biau coton dans le monde !
CLAUDINE
Hélas! Biaise, comme tu fais! et qui est-ce qui m*aimera donc moi ?
BLAISE
Pargué ! ce ne sera pas moi , je ne sis pas si sot ni si ridicule.
■ Poini considérante. "Ne s^arrétant point à des considëralions Tulgairet, au-dessus des préjugés et des scrupules.
So L'HERITIER DE VILLAGE,
■ CLAUDINE
Mais qtiaadje ncseroos que tous ileux, est-oe ^wl tu me haïras?
Oh! non-, jepensequ'ii n'y a pas d'obligation à ça; j stapendant je nous en informerons pour t^tre poSj sûrs'. Mais il y a une antre bagatelle qui est encore! pour le bon air; c'est que j' aurons une maîtresse qtttJ sera queuque chitTbn de feniinc, qui sera bian laide I elbian soue, qui ne m'aimera point, que je n'aimerai 1 point non pus; qui me fera des niches, mais qui i coûtera biaucoup, et qui ne vaura {pi6re, et c'est li le plaisir.
CLAtmiKE.
Et moi, combian me coûtera un galant? car c'est mon devoir d'honnête madame d'en avoir an itou^ n'est-ce pas?