‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 55 sur 315 · SCÈNE IX. io · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. io

que je vous veux pour femme. Qu est-ce qu'ous dites à ca?

COLETTE

Je dis qu'il en arrivera ce quil pourra*, mais que votre discours me hausse la couleur, parce que je n'avons pas la coutume d'entendre prononcer les choses que vous mettez en avant.

AKLEQUIN.

Ah ! cela va couci-couci.

COLIN

Ça est vrai, mademoiselle-, mais vous serez pus accoutumée à la seconde fois qu'à la première, et de fois en fois vous vous y accoutumerez tout -à- fait.

C A Arlequin.) Fais-jc bicU ?

ARLEQUIN

J'aperçois quelque chose de rustique dans les dernières lignes de votre compliment.

COLETTE

Mais oui^ il m'est avis qu'il y a d'abord galope de l'amour au mariage.

COLIN

C'est que je suis hâtif; mais j'irai le pas. Je ne dirai pas que vous serez ma femme ^ mais ça n'empêchera pas que je ne sois voûte homme.

COLETTE

Eh bian ! le v'ià encore embarbouiUë dans les ^ épousailles.

io6 L'BERITIËR DE VILLAGE,

>[orgU(i! c'est que cetle noce est l'iiaudc, et mon osprit va toujours trottant cnvars elle.

Vous avez le goût d'une épaisseur!...

COttH.

Bon, bou ! laissons tout cela. Tenez, je m'en vas, je n'aime pas à être à l't'cole. Je parlerai à Taveilture; laissez venir mailamt: Damis; pisqu'alle c*t veuve, aile me fi;ra mieux ma leçon que vouâ. Adieu, mi> j^uree; je vous salue, uoute magister.

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