‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 4)Chapitre 56 sur 315 · ARLEQUIN, COLETTE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, COLETTE

Prrrr.... comme elle y va ! tout le sanj; de la famille court la poste. Patience , mon écolière ^ je vous disais donc quelque chose. Où en ëtions-nous?

COLETTE

A l'endroit où j'étais une mijaurée.

ARLEQUIN

Tout juste, et je concluais.... mais je ne conclus plus rien \ j'ajouterai seulement ce qui s'ensuit. Quand les révérences seront faites , vous aurez une certaine modestie , qui sera relevée d'une certaine coquetterie....

COLETTE

Je bouterai une pincée de chaque sorte *, n'est-ce pas?

ARLEQDIN.

Fort bien. Vous serez.... timide.

COLETTE

Hélas ! pourquoi ?

ARLEQUIir.

Timide et galante.

COLETTE

Ah ! j'entends, je bouterai deçà qui ne dit rian et qui n'en pense pas moins.

ARLEQUirf , • part.

L^aimable enfant! elle entend ce que je lui dis; et moi , je n'y comprends rien. (Ham.) Le chevalier continuera; d'abord il ne sera que poli; petit à petit il déviendra tendre.

i.B L'HERITIER DE VILLAGE,

COLETTE

Kl moi qui le verrai venir, je m'avancerai à IV

viiiint.

AB.LEQUIB.

Kllu VL'ut toujours avancer.

COLETTE

,k' lui Ijallleiai bonne pspûrance, et je partirai mon a'ui- à |)roportion que j'aurai le «an.

ARLEQtlIW.

Ma foi, VOHS y êtes.

Oli 1 laissez- moi faire; je saurai bien petit à petit manquer Je courage, et pis en manquer encore da- \ :iiil3ye , et pis enfin n'en avoir pus.

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