‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 121 sur 316 · ACTE I) SCÈNE XIIL iit · texte numérisé non relu

ACTE I) SCÈNE XIIL iit

SILYIA, à A»l«iaia.

Arlequin , ne me quittez pas ; je n'ai rien de secret pour vous.

ARLEQUIN, la prenant sow 1« bnt.

Marchons , ma petite.

FLAMIIflA.

Ne craignez rien , mes enfans. Alle2 toute seule trouver votre mère , ma chère Silvia ; cela sera plus séant. Vous êtes libres de vous voir autant qu^il vous plaira ; c'est moi qui vous en assure. Vous savez bien que je ne voudrais pas vous tromper*

ARLEQUIN

Oh ! non \ vous êtes de notre parti , vous.

SILVIA

Adieu donc, mon fils; je vous rejoindrai bientôt.

(Elleaort.) ARLEQUIN, k FUminia.

Notre amie , pendant qu'elle sera là , restez avec moi , pour empêcher que je ne m'ennuie. Il n'y a ici que votre compagnie que je puisse endurer^

FLAMINIA

Mon cher Arlequin , la vôtre me fait bien du plaisir aussi ; mais j'ai peur qu'on ne s'aperçoive de l'amitié que j'ai pour vous.

TRIVELIN

Seigneur Arlequin , le dîner est prêt.

ARLEQUIN

Je n*ai point de faim.

FLAMINIÀ.

Je veux que vous mangiez ; vous en avez besoin.

ARLEQUIN

Croyez - vous ?

FLAMINIA

Oui.

ARLEQUIN

Je ne saurais. ( a Tmeiin. ) La soupe est-elle bonne * ?

TRIVELIN

Exquise.

ARLEQUIN

Hum ! il faut attendre Silvia ; elle aime le potage.

FLAMINIA

Je crois qu'elle dînera avec sa mère. Vous êtes le maître pourtant ; mais je vous conseille de les laisser ensemble \ n'est-il pas vrai ? Après dîner vous la verrez.

ARLEQUIN

Je le veux bien \ mais mon appëtit n'est pas encore ouvert.

TRIVELIN

Le vin est au frais , et le rôt tout prêt.

Je suis si triste !.... Ce rôt est donc frianc] ?

' Je ne saurais. — La soupe est-elle bonne? Cest presque da Molière. D sembla entendre Sganaretle du Médecin fnalgré lui : « G« n'est pat Targenk qui me fait agir. — Cela est-il de poids ? »

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