ACTE lî, SCÈNE VII
n'aurez point de peine à me remettre en faveur 5 car vous connaissez bien Flaminia.
ARLEQUIN
Oui , c'est mon intime.
LE SEIGNEUR
Le prince a beaucoup de bienveillance pour elle ^ elle est la fille d'un de ses officiers ; et je me suis imaginé de lui faire sa fortune, en la mariant à un petit-cousin que j'ai à la campagne, que je gouverne et qui est riche. Dites -le au prince \ mon dessein me conciliera ses bonnes grâces.
ARLEQUIN
Oui ', mais ce n'est pas là le chemin des miennes ; car je n'aime point qu'on épouse mes amies , moi , et vous n'imaginez rien qui vaille avec votre petitcousin.
LE SEIGNEUR
Je croyais....
ARLEQUIN
Ne croyez plus.
LE SEIGNEUR
Je renonce à mon projet.
N'y manquez pas ^ je vous promets mon intercession, sans que le petit -cousin s'en mêle.
LE SEIGNEUR
Je vous aurai beaucoup d'obligation-, j'attends Teflet de vos promesses. Adieu , monsieur Arlequin. 3. 16
ARLEQUIN
Je suis votre servitear. Diantre! je sais en crédit, car on fait ce que je veux. Il ne faut rien dire à Flaminia du cousin.