‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 155 sur 316 · ACTE Ilï, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE Ilï, SCÈNE II

TRIYELIN.

D*où vient donc ?

ARLEQUIN

Mardi ! j'ai pear d'être en pension sans le savoir.

TRIVEIIN.

Ah! ah! ah! ah!

ARLEQUIN

De quoi riez- vous, grand benêt ?

TRIVELIN

Je ris de votre idëe, qui est plaisante. Allez, ailes, seigneur Arlequin, mangez en toute sûretë de conscience , et buvez de même.

ARLEQUIN

Dame ! je prends mes repas dans la bonne foi ; il me serait bien rude de me voir apporter le mémoire de ma dépense ; mais je vous crois. Dites -moi à présent, comment s'appelle celui qui rend compte au prince de ses affaires ?

TRIVELIN

Son secrétaire d'état , voulez - vous dire ?

ARLEQUIN

Oui ; j'ai dessein de lui faire un écrit , pour le prier d'avertir le prince que je m'ennuie, et lui demander quand il veut en finir avec nous ; car mon père est tout seul.

TRIVELIN

Eh bien?

ARLEQUIN

Si oa veut me gtf der , il faut lui envoyer une carriole^ afin qu'il vienne.

TIIIVELIN.

Vous n'avez qu^à parler, la carriole partira sur-lechamp.

ARLEQUIN

Il faut, après cela, qu'on nous marie Silvia et moi , et qu'on m'ouvre la porte de la maison ] car j'ai coutume de trotter partout et d'avoir la clef des diattips, moi. Ehsùite nous tiendrons ici ménage avec l'amie Flaiïiinia , qui ne veut pias nous quitter à cause de son aflfection pour nous ; et si le ptinte a toujours bonne envie de nous régaler, ce que je mangerai me profitera davantage.

TRIVELIN

Mâis« seigneur Arlequin, il n'est pas besoin de mêler Fiaminia là -dedans.

ARLEQUIN

Gela me plait, à mot.

TRWELIN, d'au air. mécoaleni.

Bum!

ftom! Le mauvais vnlet! Allons vîté, tirez votre plume, et griffbnnèz-moi iho\\ écrilïiré.

TRIVELIN

Dictez.

ÀàLEQ'u'lN.

(I Monsieur. »

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