ACTE Ilï, SCÈNE II
TRIYELIN.
D*où vient donc ?
ARLEQUIN
Mardi ! j'ai pear d'être en pension sans le savoir.
TRIVEIIN.
Ah! ah! ah! ah!
ARLEQUIN
De quoi riez- vous, grand benêt ?
TRIVELIN
Je ris de votre idëe, qui est plaisante. Allez, ailes, seigneur Arlequin, mangez en toute sûretë de conscience , et buvez de même.
ARLEQUIN
Dame ! je prends mes repas dans la bonne foi ; il me serait bien rude de me voir apporter le mémoire de ma dépense ; mais je vous crois. Dites -moi à présent, comment s'appelle celui qui rend compte au prince de ses affaires ?
TRIVELIN
Son secrétaire d'état , voulez - vous dire ?
ARLEQUIN
Oui ; j'ai dessein de lui faire un écrit , pour le prier d'avertir le prince que je m'ennuie, et lui demander quand il veut en finir avec nous ; car mon père est tout seul.
TRIVELIN
Eh bien?
ARLEQUIN
Si oa veut me gtf der , il faut lui envoyer une carriole^ afin qu'il vienne.
TIIIVELIN.
Vous n'avez qu^à parler, la carriole partira sur-lechamp.
ARLEQUIN
Il faut, après cela, qu'on nous marie Silvia et moi , et qu'on m'ouvre la porte de la maison ] car j'ai coutume de trotter partout et d'avoir la clef des diattips, moi. Ehsùite nous tiendrons ici ménage avec l'amie Flaiïiinia , qui ne veut pias nous quitter à cause de son aflfection pour nous ; et si le ptinte a toujours bonne envie de nous régaler, ce que je mangerai me profitera davantage.
TRIVELIN
Mâis« seigneur Arlequin, il n'est pas besoin de mêler Fiaminia là -dedans.
ARLEQUIN
Gela me plait, à mot.
TRWELIN, d'au air. mécoaleni.
Bum!
ftom! Le mauvais vnlet! Allons vîté, tirez votre plume, et griffbnnèz-moi iho\\ écrilïiré.
TRIVELIN
Dictez.
ÀàLEQ'u'lN.
(I Monsieur. »