LE PRINCE, SILVIA, ARLEQUIN
FLAMINIA
ÂRLBQUIN.
Tài tOQt enteixda, SU via.
SILVIA
Eh bien ! Arlequin , je n'aurai donc pas la peine de vous rien dire ; consolez - vous comme vous pourrez de vous-même. Le prince vous parlera , j'ai le cœur tout entrepris ; voyez , accommodez - vous ; il n'y a plus de raison à moi, c'est la vérité. Qu'est-ce que vous me diriez ? que je vous quitte. Qu'est-ce que je vous répondrais P que je le sais bien. Prenez que vous l'avez dit , prenez que j'ai répondu ^ laissez-moi après , et voilà qui sera fini.
LE PRINCE
Flaminia , c'est à vous que je remets Arlequin ; je l'estime, et je vais le combler de biens. Toi, Arlequin , accepte de ma main Flaminia pour épouse , et sois pour jamais assuré de la bienveillance de ton prince. Belle Silvia, souffrez que des fêtes qui vous sont préparées, annoncent ma joie à des sujets dont vous allez être la souveraine.
ÀBLEQUIN.
A présent je me moque du tour que notre amitié
294 LA DOUBLE INCONST,, kCHE lll , SC. X.
nous a joué. Patience ^ tantôt nous lui en jouerons d'un autre ^
■ Tantôt nous lui en jouerons dfun anire» La pensée d^ Arlequin n'est pas bien claire. H veut dire que le mariage -va lui donner des droits dont la simple amitié lui aurait interdit Tusage, et, comme de raison , il a^en applaudit. Cette obscurité n^est qu^un voile étendu par la décence sur une image qui , au fond , n'a rien de répréhensible ni de choquant. Molière, Regnard, et Destouchcs lui-même, se sont plus d'une fois montrés moins scrupuleux.
riV DE LA DOUBLE I I^CO N ST A NC E.
LE PRINCE