ACTE II, SCÈNE I
d'obéir à ce qui est prédit , en faisant ce que souhaite le seigneur Frédéric, afin de gagner pour nous cette grosse fortune qui nous est promise.
ARLEQUIN
Gagnons, m'amie, gagnons^ cela est juste. Arlequin est à vous 'y tournez-le , virez-le à votre fantaisie-, je ne m'embarrasse plus de lui. La prédiction m'a transporté à vous; elle sait bien ce qu'elle dit-, il ne m'appartient pas de contredire son ordonnance. Je vous aime , je vous épouserai , je tromperai monsieur Lélio, et je m'en gausse. Le vent me pousse, il faut que j'aille; il me pousse à baiser votre menotte, il faut que je la baise.
LISETTE
L'astrologue n'a pas parlé de cet article-là.
Il l'aura peut-être oublié.
LISETTE
Apparemment; mais allons trouver le seigneur Frédéric, pour vous réconcilier avec lui.
ARLEQUIN
Voilà mon maître ; je dois être encore trois semaines avec lui pour guetter ce qu'il fera , et je vais voir s'il n'a pas besoin de moi. Allez , mes amours, allez m'attendre chez le seigneur Frédéric.
LISETTE
Ne tardez pas. (EUe son. >