ACTE I, SCÈNE VIL
femme • à cause de ses douze mille livres de rente.
tÉLIO.
Tant c{ue le cœur m*en dira.
liE CHEVALIER.
T'a-t-on dit qu'elle fût jolie ?
LÉLIO
On m*ëcrit qu'elle est beUe; mais, de Thumeur dont je suis, cela ne Tavançe pas de beaucoup. Si elle n'est pas laide , elle le deviendra , puisqu'elle sera ma femme ; cela ne lui peut manquer.
liE CHEVALIER.
^ Mais, dis-moi; une femme se dëpite quelquefois.
LÉLIO
Eq^cq çf\$-^à, j'ai, unp tqi^e éçaxtëe qui e$t le plus beau désert du monde , où u^id^qpq irait caj[mer son esprit de vengeance.
LE CHEVALIER
Obi dàs que tu asi un désert , à la bonne heure; voilà son ai&ire. Diantre ! l'âme se tranquillise beaucoup dans une solitude. On y jouit d'une certaine mélancolie, d'une douce tristesse, d'un repos de toutes les couleurs ; elle n'aura qu'à choisir.
L^LIO
Elle eu sera la maîtrâ9$e.
LE CHEVALIER
L'heureux tempérament ! Mais j'aperçois la corn-
tesse. Je te recommande une chose ; feins toujours de Taimer. Si tu te montrais inconstant , cela intéresse^ rait sa vanité ; elle courrait après toi , et me laisserait là.
LÉLIO
Je me gouvernerai bien ^ je vais au devant d*elle«