ACTE I, SCENE VTI
payer le dëdit , en te rendant ton billet de dix mille ëcus , que de t'ëpouaer; de façon que tu gagneras dix mille ëcus avec elle ; n'est-ce pas cela?
tÉLIO.
Th entres on ne peut pas mieux dans mes idées.
LE CHEVALIER
Elles sont trës-ingëDiepses , très-lucratives , et dingues de couronner ce que tu appelles tes espiègleries. En effet , Thonneur que tu as fait à la comtesse en soupirant pour elle, vaut dix mille ëcQS comme un sop.
LÉLJO.
Elle n'en donnerait pas cela , si je m'en fiais à son estimation.
LE CHEVALIER
Mais crois-tu que je puisse surprejEidre. le cœur de la comtesse?
LÉLIO
Je n'en doute pas.
LE CHEVALIER, aparté
Je n'ai pas lieu d'en douter non plus.
LÉLIO
Je me suis aperçu qu'elle aime ta compagnie ] elle te loue souvent , te trouve de l'esprit 5 il n'y a qu'à suivre cela.
Je n'ai pas une grande vocation pour ce mariage-là.
LÉLIO
Pourquoi ?
Par mille raiaons.... parce que jeoe pourrai jamais avoir de Tamour pour la comtesse. Si elle ne voulait que de Tamitië , je serais à 9on service ; mais n^importe.
LÉLIO
Eh ! qui est-ce qui te prie d*avoir de Famour pour elle? Est41 besoiti d^aimer sa femme? Si tu ne Taimes pas, tant [ns pour elle ; ce sont ses afl&ires et non pas les tiennes.
h^ QSETALIEB.
Bon ! mais je croyais qu'il fallait aimer sa femme , fondé sur ce qu'on vivait mal avec elle quand on ne Taîmait pas.
LÉLIO
Eh ! tant mieux quand on vit mal avec elle ; cela vous dispense de la voir, c'est autant de gagné.
LE CHEVALIER
Voilà qui est fait ; me voilà prêt à exécuter ce que tu souhaites. Si j'épouse la comtesse , j'irai me fortifier avec le brave JLié^q i^ofi h 4^tP qu'on doit à son épouse.
LÉLIO
Je t'en donnerai un vigoureux exepple, je t'en assure. Crois-tu, par exemple, que j'aimerai la 4einoiselle de Paris , moi ? Une quinzaine de jours tout au plus ] après quoi , je croîs que j'en serai bien la$.
LE CHEVALIER
Eh! donne -lui le mois tout entier à cette pauvre