LE BARON, LA COMTESSE, LÉLIO
COLOMBINE
COLOMBINE
BoNJOxjR, monsieur le baron. Gomme vous voilà rouge, madame! Monsieur Lélio est tout je ne sais comment aussi ^ il a l'air d'un homme qui veut être fier, et qui ne peut pas Tétre. Qu'avez-vous donc tous deux?
LA COMTESSE, sorUni.
L'étourdie !
g6 LA SURPRISE DE L'AMOUR,
qae je ne t'aime. La sotte chose que le cœur de Thomme !
GOLOMBIHB.
Cet original dispute contre son cœur , comme un honnête homme.
ARLEQUIH.
N*as-tu pas de honte d'être si jolie et si traîtresse ?
COLOMBINE
Comme si on devait rougir de ses bonnes qualités! Au revoir, nigaud; tu me fuis, mais cela ne durera pas I.
> Mais cela ne durera pas. A quelques fautes de goût prés , qn*on a dû signaler dans les notes , tout le premier acte est charmant. L'exposition est claire j Faction se dë?eloppe, et marche rapidement à son but. Le caractère deLélioet celui de la comtesse sont annonces aTec art ; le dénouement est indique suffisamment \ la rtonciUation des principaux personnages aTecPamour n'est qu'entrerue, mais on sent qu'eUe est infaillible. G>lombine et Arlequin , Jacqueline etmattre Pierre , égaient par leurs naîretésle fond du tableau , et tout cela est trayaiUë arec soin. Le spectateur se trouTe, â la fin de Pacte , dans la disposition la plus favorable au but que chaque auteur doit se proposer, c'est-à-dire dans Fimpatienoe de voir la fin d'une intrigue qui l'amuse et qui l'intéresse.