ACTE II, SCÈNE III. io
GOLOMBINE.
Puisqu'on ne peut avoir Thonnenr de ta compagnie qu'à ce prix -là, je le veux bien^ promenons -nous.
CA part, et en m promenant, comme Arleqain fait de ion c6ttf.) 1 OUt BU
badinant, cependant, me voilà dans la fantaisie d'être aimëe de ce petit corps-là.
AKLEQniIC, déconcerté, et le promenant de son côté.
C'est une malédiction que cet amour ^ il m'a tourmenté quand j'en avais , et il me fait encore du mal à cette heure que je n'en veux point. Il faut prendre patience et faire bonne mine. ( ii cUnte.)
GOLOMBINE, Tarrétaot.
Mais , vraiment , tu as la voix belle. Sais- tu la mu* sique ?
ARLEQUIN, s'arrétant aoML
Oai, je commence à lire les paroles.
(Il chante de nouveau, ) GOLOMBINE, continuant de se promener.
Peste soit du petit coquin! Sérieusement je crois qu'il me pique.
ARLEQUIN
Elle me regarde ; elle voit bien que je fais semblant de ne pas songer à elle.
GOLOMBINE.
Arlequin ?
ARLEQUIN
Hum!
GOLOMBINE.
Je commence à me lasser de la promenade.
io6 LA SURPRISE DE L*AMOUR,
ARLEQUIV.
Cela se peut bien. ,-
GOLOHBIIIB.
Comment te va le cœur ?
ARLEQUIN
Ah ! je ne prends pas garde à cela.
COLOHBINE.
Gageons que tu m'aimes ?
ARLEQUIN
Je ne gage jamais; je suis trop malheureux, je perds toujours >.
GOLOMBINE, •lUntiluL
Oh ! tu m'ennuies \ je veux que tu me dises franchement que tu m'aimes.
ARLEQUIN
Encore un petit tour de promenade.
GOLOMBINE.
Non ; parle , ou je te hais.
ARLEQUIN
Et que t'ai -je fait pour me haïr?
GOLOMBINE.
Savez-vous bien, monsieur le butor, que je vous
■ Je suis trop malheureux , je perds toujoun. C'est an area dTaotant plos agréable i Colombine, qa*il semble échapper â la naïveté oonTenue da personnage. Qn'un autre qu*Arleqttin dise la même chose, ce sera nn trait d*espnt, et rien de plus.