ACTE III, SCÈNE T. i
n'est (>as formaliste. Baise-moi la maia en signe de paix, et lève-toi. Tu me parais vraiment repentant^ cela me fait plaisir.
ARLEQUIN
Tu m'aimeras, au moins !
GOLOMBIIfE.
Je Tespère.
àRLEQUIN, MuiADi.
Je me sens plus léger qu'une plume.
COLOMBIIfE.
Écoute, nous avons intérêt de hâter l'amour de nos maîtres > ; il faut qu'ils se marient ensemble.
ARLEQUIN
Oui, afin que je t'ëpouse par-dessus le marché.
COLOMBINE
Tu l'as dit \ n'oublions rien pour les conduire à s'avouer qu'ils s'aiment. Quand tu rendras la boite à la comtesse , ne manque pas de lui dire pourquoi ton msutre en garde le portrait. Je la vois qui rêve ; retire-toi et reviens dans un moment, de peur qu'en nous voyant ensemble , elle ne nous soupçonne d'élre d'intelligence. J'ai dessein de la faire parler; je veux qu'elle sache qu'elle aime ; son amour en ira mieux , quand elle se l'avouera. ( Arlequin «on.)
■ Udter l'amour de nos maitres, Cest-â-dire , hâter la dëclaratiou d^ainour j faire en sorte que cet amour^ dont Colombinc a le secret , aVipliquc promptemcnt et aboutisse au mariage.
i36 LA SURPRISE DE L'AMOUR,