‹ OEuvres completes de Marivaux (volume 5)Chapitre 87 sur 316 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

mais dites -moi naturellement vous-même ce qui en est ; c'est le plus court.

LÉLIO

Cestleplus court, il est vrai ; mais j*y trouve pourtant de la difficulté; car enfin, dirai -je que je ne Taime pas?

COLOHBINE.

Oui , si vous le pensez.

LELIO

Mais madame la comtesse est aimable, et ce serait une grossièreté.

ARLEQUIN

Tirez votre réponse à la courte paille.

GOLOHBINE.

Eh bien! dites que vous Taimez.

LÉLIO

Mais, en vérité, c'est une tyrannie que cette alternative-là. Si je vais dire que je l'aime, cela dérangera peut-être madame la comtesse-, cela la fera partir. Si je dis que je ne l'aime point....

COLOMBlIfE.

Peut-être aussi partira-t-elle.

LÉLIO

Vous voyez donc bien que cela est embarrassant.

GOLOMBINB.

Adieu , je vous entends; je lui rendrai compte de votre indifférence, n'est-ce pas?

i5o LA SURPRISE DE L'AMOUR,

LÉLIO

Mon indifférence ! Voilà un beau rapport , et cela me ferait un joli cavalier ! Vous décidez bien cela à la légère. En savez <- vous plus que moi?

COLOHBINE.

Déterminez -vous donc.

LÉLIO

Vous me mettez dans une désagréable situation* Dites*lui que je suis plein d*estime , de considération et de respect pour elle.

ARLEQUriV.

Discours de Normands que tout cela,

COLOHBINE.

Vous me faites pitié,

tiLio, Qui ? moi ?

Oui 9 et vous êtes un étrange homme de ne m'avoir pas confié que vous Taimiez.

L^LIO

Eh ! Colombine , le savais -je ?

ARLEQUIN

Ce n'est pas ma faute, je vous en avais averti.

LÉLIO

Je ne sais où je suis.

COtOMBINE.

Ah ! voas voilà dans le ton ^ songez à dire toujours

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