SUR LE LIBRE EXERCICE DES CULTES
Rkp&ésektahs du peuple,
or h résolution qui nous est proposée B^était ^^*un résultat du principe établi dans Tacte constitutionnel , rien ne serait plus é^itable. En efiêt , que chacun soit libre d'exercer le cuite qu^îl aura cboisi , en respectant Tordre publie et en se conformant aux lois , la règle est la même pour tous , et ne met à leur liberté qu'une condition égale et nécessaire ; mais , par oes lois
Srobibîtives , restreindre ce principe de liberté , 'égalité , n'est'-ce pas y porter atteinte ; et cène restriction est-elle encore assez nécessaire pour être juste? C^est ici que s'engage le combat des opinions.
Je n'^entre point dans cette lice avec les armes de l'élocpience : ce qu'elle a d''entralnant , la force, l'énergie , la véhémence , ne sont plus de mon &ge^ mais à mon âge appartient encore le lan« gage àvk sentiment et celui de la vérité.
Zy6 OPINION
Pour réduira à ses tenues les plus précis et les plus simples la question qui vous est soumise , )e distinguerai , dans le culte , la pensée et Tac-
tîon.
Dans le culte, la pensée est libre d^une liberté absolue , parce qu'elle appartient individuelle* ment à Tbomme , en relation avec Dieu seul.
Dans le culte , Faction n'est libre que d'une liberté conditionnelle et limitée , parce qu'elle appartient non - seulement à l'homme , mais à l'ordre social « à qui l'boQime en répond.
Sous ce rapport , l'action morale , en général , est dépendante des lois humaines ; mais jusqu'à quel point les lois humaines ont*-elles droit de la restreindre ? C'est là le point de la question ; et je la trouve décidée article 2 des droits de l'homme. La liberté consiste^ y est-il dit, àpou^ voir faire ce qui ne nuit point aux droits d' autrui. Or 9 dans le pacte social , quels sont le^ droits d'autrui .^ la liberté , la sûreté, -ia propriété de chacun , et la tranquillité de tous. Ce qui sous ces rapports est innocent doit àonc être permis , et toute restriction mjs^ à cejte liberté de l'action est injuste^
Appliquons cp principe au libre exercice des cultes, et, à leur égard, voyons jusqu'où peuvent s'étendre les précautions de polijce , les piesures de sûreté.
Je remarque ,d'abord que ces précautions portent un caractère d'inquiétude , de méfiance , de soupçon , peut-^tre même d'aversion secrète et de répugnance à permettre ce que l'on voudrait 4?mp^her , mais ce que l'on n'ose défendre.
L;a politique traite avec la religion en rivaje jalouse y et comme avec we epn^mje qu'elle ç^i