‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 4)Chapitre 2 sur 59 · DE DIEU · texte numérisé non relu

DE DIEU

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enm Pomioo*

Letemptd&iu purification de Marié étant accompli^ m/ou iahi de Moïse , Us portèrent l'Enfant à Jérusalenipour le présenter au Seigneur* Luc. 2. 22.

.Lia soumission à la volonté de Dîeu est la grande Vertu dont Marie nous donne aujourd'huî l'exemple 5 dans le mystère que l'Eglise propose à la piété des fidèles. Quoique toute la vie de cette Vierge sainte ait été une conformité continuelle aux ordres du ciel ^ un acquiescement universel aux vues et aux desseins de Dieu sur elle ^ il semble cependant que c^est celte disposition qui domine le plus dans Poblation qu'elle 'fait aujourd'hui de son Fils au temple ^ et que 'c''est dans ce mystère que le sacrifice qii'elle liait

4 VITRIFICATION BE LA VTEltei.

k la volonté de Dieu de ses lumières est plus entier et plus héroïque : et c^est cette vertu principale que nous allons vous proposer pour modèle* En effet ^ sans elle la vertu n^est plus qu'une humeur ^ ou une recherche continuelle de nousmêmes : sans eUe les illusions de notre esprit deviennent notre seule loi^ les inconstances xle notre cœur^ notre seule règle ^ la bizarrerie de no» désirs^ notre seul frein ^ et Tunique ressort de notre conduite ^ nous devenons en un mot notre divinité nousHmémes.

Cest la conformité à la. volonté de Dieu^ qui fait tout le prix de nos sacrifices ;; qui donne du mérite à nos souffrances ^ qui sanctifie nos joies ^ qui ôté à nos afflictions leur amertume ^ à nos prospérités leur venin :; qui fixe nos irrésolutions ^ qui calme nos craintes^ qui soutient nos décou-« ragemens ;j qui règle nos espérances ^ qui fait la sûreté de notre zèle, la consolation de nos dégoûts; en un mot , qui assure toutes nos vertus , et qui nous rend utiles nos imperfections mêmes.

C^est elle qui inspire les bons conseils; qui nous répond du succès de nos entreprises; qui nous rend maîtres des événemens : qui sanctifie tous les états; qui règle tous les devoirs; qui maintient la subordination des peuples , Tautorité des empires , la majesté des souverains , la fidélité des sujets , TinégaUté des conditions , toute Tharmonie du corps politique ; et qui fait que chacun à sa place , ne regarde pas avec en-vie la destinée d'autrui , et ne pense qu'à remplir et sanctifier los devoirs de *Qn état propre»

(î'fôt elle^ Sire (i)^ qui fait régner Tesr rofe •Tec piété «t ayec justice ^ et qui corrige en eux^ et rorgueîl des prospérités ^ et Tamertume des disgrâces ^ en leur faisant adorer dans la vcjônté du souverain dispensateur des événemens , la source eeoHnune d^où ils partent.

D'où, vient donc , mes Frères , que cette sou^ aiissîea m nécessaire éH si <3onsdlante ^ est si rare jparmi les^fidièles? âV)ù. vient quW milieu de la vicissitude des ckoses humaines^ nous vivons prosqpe tous comme s'il n'y avoit point d'Etre soiweriun -au-dessus de nous ^ qui en fût le modeïsteier , oonune si 'le hasard étoit le seul Dieu de l'univers ^ ou que nous fussions nous— mêmes les. ar&ans dtt borïbeur ou du malkeur de nos des-^ tinées?

Souffrez donc qu'yen vous^roposatit aujourd^huî Texenij^e de la sotunission de Marie, fe vous entretieHBe sur uue matière si importante* Comme par les suites de votre rang , de vos places et de \Q^e naissance , vous tenez la plupart aux plus^ ^nds événembens qui se passent ici-bas ^ souffrez, que }e TOUS apprenne à les ramener à leur source ^ et à recoanoltre un Dieu dans Funivers , seul dis^peosatettr des bons et des mauvais succès.

Premièrement , quelles sont les sources secrètes ie «notre révolte contre la volonté de Dieu? Se-* eondenotent , quels sont les avantages qui accompagnent ia soumissioa à sa volonté sainte ?'

C'est— à— dire • d'où vient que nous ne voulons

Cl) Louis. XIV.

H f>VKincknov de la viejrgje*

jamais ce que Dieu veut ? d^où vient cependant quHl y a tant de douceur et de consolatioa à ne Touloir que ce que Dieu veut P Implorons ^ etc« u^^^e^ Maria.

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