‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 117 sur 184 · DANGERS DE LA PR08PÉMTÉ · texte numérisé non relu

DANGERS DE LA PR08PÉMTÉ

Ce. n^jest pas 4ans ia .fierté tpie je iipet» le Jm^ ger >de la pv^péidté : le ridicule de coe vîee suffit prescpe tout $ê»j peiir ea cosriger.

C^esl 3au# i» certain rscntâmeiit avant ag^eux de aoi-rméme ^ qui accpulume llame à se regarder «omme élevée piur ces prepres éot» au^rdesaos de tous ceux que son rang et «a ^re^téi-ité laissent au--de4S0tts dVlfe^ Cest da»s u»e secrète eicyeur de vanité^ ^m fait que nous oon^ndons .^tre SwU^m «veenons-Kàèmes; ^eaiejusfaisovis centrer la .naiffiftuoe^ la grandeur ^les ti(«!es^ les di^ités^ ices bîeusi) d»m Vidie de ee qœ nous «femmes ^ let qiie de tous .ces. avantages ^ qui sont au dehors <de wiW ) €t qui par conséquADÉ ne nom appar*^ 'tieim^ai pas.^ nous mus Sammoas une giù^ndeiw imaginaire que nous prenons ponrinoiis-mémes'^ ^enfii^ Iin0 enrenr qw nous pem^ade que nous^ soœmes mi» yeux de Die» et {dans, rovdre rde sa providenee ^ des ei:éatures prîlvilégîées ^ et au.«sî distingu^ées qn^ d£v.ant ks hoaimesjei^dans Foidi^

extérieuar de la saci^té.

, D'aiHeucs^ an dehs»^ !te!Ut &»rt«ifie dans les (nands eette dangereuse impression : les ^^icc^p. an«;t applaudis.^ lu loédîafirîté di» ti^ens , cacb^ée

Digjtized by LjOOQIC

â^O BANGERS DE lA PROSPÉAITÈ.

SOUS TailiBce des louanges 5 leur orgueil justifié par les noms pompeux de grandeur dVme et d'élévation de sentimens : tout s-étudie ^ tout s'^empresse à leur persuader qu''ils sont pétriâ d'une autre boue (jue les autres hommes, ^ousmem.es ^ n^us ministres de la vérité ^ et dont les lèvres en sont les dépositaires saorées , nous donnons aux plus légères vertus des grands ^ des éloges que la religion désavoue^ et sous prétexte d'animer de foibles commeucemens de piété ^ nous les corrompons dans leur source* Tel est le malheur Jes grands^ tout est attentif^ on à leur déguiser leurs vices ^ ou à leur faire perdre le mérite de leurs vertus.

Or , quand même on pourroît se défendre de ce que les louanges ont de plus injuste et de plus grossier ^ il se forme néanmoins de tous ces discours empoisonnés^ je ne sais quel sentiment de propre estime qui ne s'eiFace plus, et qui corrompt le cœur pour toujoui^» Hérode , ait milieu des acclamations d'un peuple insensé , ne se croit pas sans doute un Dieu descendu sur la terre pour parler aux hommes ;; la louange étoît trop grossière pour être peirsnadée^ il écoute cependant avec complaisance des applandissemens qui semblent lui déférer des honneurs divins^ qui le traitent de dieu et d'immortel : son cœur en est touché, si sa raison n'en est pas gâtée r îl ne rejette pas, comme des Masphèmes, des titres et des élevés qui ne sont dus qu'au seul roi immortel des aèdes 5 et les vers qui le dé—

dbyGocÇk

Page 1