‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 134 sur 184 · GLOIRE HUMAINE · texte numérisé non relu

GLOIRE HUMAINE

Xja mort est presque toujours récueO et le terme fatal de la gloire des grands : les vaines louanges dont on les avoit abnses pendant leur vie ^ des^ cendent presque auœitôt avec eux dans FouBli du tonabeau ^ ils ne survivent pas long-temps k euxmêmes ^ ou s41 e» reste quelque souvenir parmi les hommes^ ils en sont plus redevablesàla malignité de» censures qu'à la vanité des éloges leurs kmanges. n^oat eu que la même durée que leurs bienfaits :; ils ne sont plus rien dès qu'ails ne peuvent plus rieti : leurs adulateurs mêmes deviennent leurs censeurs ( car Tadulation d^énère toujcHirs en ingratitude ) f de nouvelles, espérances forment un nouveau tangage^ on élève sur les débris de la > gkÂre du mort la glœre du vivant ^ on embellit de ses dépouilles et de. ses vertus celui qui prend sa place*. Les grands sont pro^ praaent le jouet des passions des hommes ^ leur gloire bV point de consistance assurée , et elle augmente ou diminuie avec les intérêts de ceux qui les louent.

Combien de prmces vantés peûdant leur vie^ u^ont pas même laissé Leur nom à la postérité ! Et que sont les histoires des états et des empires , qur^un petit reste de noms et dVctions échappé deeette foule innombrable ^ qui depuis la naissance des siècles^ est demeurée dans Toxibll !.

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