‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 138 sur 184 · SUR LES CROISADES · texte numérisé non relu

SUR LES CROISADES

xléLiLS ! nos pères s'^éloignoient autrefois de leur patine et de leurs enfans : nos rois et nos maîtres, à la tète de leurs armées et de leurs plus vaillans sujets ^ armés du signe sacré de la croix , s^arrachoient aux délices, de leur cour^ et poussés par la simplicité d'un saint zèle , et par IVrdeur d'une loi viye, ils traversoient les mers^ ils alloient dans une terre sainte , consacrée par les mystères du Sauveur , adorer les traces de ses pieds. Ici , leur Tome XII. Morceaux cbojsis. • a8

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disoil-OB:^ il guérissoit un paralytique de trente-^ huit ans : ici ^ il rèssuscitoit Lazare : ici ^ il marchoit sur les ondes ^ et commandoit aux vents et à la mer ; ici ^ il reçut le baptême des maîas du Précurseur ^ et saacti&a les eaux du Jourdain : ici^ il parut transfiguré sur la montagne sainte : ici ^ il réconcilia la pécheresse de la cité : ici ^ il chassa les profanateurs de la maison de son Père. A ces paroles ^ ces hommes^ pleins de foi, versoient sur cette tei»re heureuse, des larmes de tendresse et de religion , et ne pouvoient se résoudre à quitter des lieux qui leur rappeloîent les actions ^ le» mystères , les prodiges d'un si bon maître. Ah ! mes Frères , il n'est plus nécessaire de traverser les mers , disoit autrefois saint Chrysostôme à son peuple : vous dites , continue ce Père : Heureux ceux qui le virent y et qui purent seulement toucher le bord de ses vêtemens ! Mais vous le voyez ^ vous le touchez ^ au milieu de vous se trouve celui que vous ne voulez pas connoître , et dont nos pères alloient chercher si loin les précieux restes, et adorer les sacrées vestiges. Venez à l'autel : ce ne sont plus des lieux consacrés autrefois par sa présence : c'est lui-même. Ici , vous dirons-nous , il a réconcilié un enfant prodigue ^ et l'a fait asseoir à sa table : ici , il à guérî Tin-, firmîté d'une hémorroïsse , que toute la science humaine , et toutes les ressources du monde , n'a\ oient pu tirer de sa langueur : ici , il a retiré un publicaiu de ses injustices , et a porté la paix dans la maison de sou ame : ici^ il ràssasi^^t^MS

CKOISADBS DE SAINT LOUIS. i^j

les jours uae multitude .aSaïuée d'uu pain miraculeux ^ de peur qa^elle ue succombe daus les voies péuibles de la vertu. Tous les lieux qui eaviroaaent ses autels^ sont marqués par quçlqu'^uu de ses p)x>di^es. carême ^ ni.

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