‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 144 sur 184 · ÉTAT DE LA FRAKCE SOUS S. LOUIS · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LA FRAKCE SOUS S. LOUIS

Sous lesrègties précédens^ et dunint les troubîw inséparables d''uaie longue minorité^ la France presque épuisée avoit éprouvé ces temps difficiles ^ où le salut des peuples f eod la dureté iss

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êharges publiques nécessaire ^ et où pour l^s déi fendre ^ il faut presque les accabler. Le saint roi leur rendit avec la tranquillité^ la joie et Fabondance^ les familles virent renaître ces siècles, heureux qu^elles avoient tant regrettés ^ les ville» reprirent leur premier éclat ;) les arts &ciUtés par les largesses du prince^ attirèrent chez nous les richesses des étrangers ^ le royaume^ déjà sî abondant de son propre fonds ^ se vit encore en^ richi de Fabondauce de nos voisins. Les François fivoient heureux^ et sous un si bon roi, tout ce qu'ails pouvoient souhaiter à leurs enfans, c'étoi^ un successeur qui lui fût semblable.

Mais peu content d'hêtre attentif aux besoins des particidiers , Louis redoubla son attei^lio^ pour remédier aux misères publiques , et même pour les prévenir. C^est le privilège et en même temips le devoir des grands , de préparer nonseulement à leur siècle , mais aux siècles à venir des secours publics aux misères publiques : notre isaînt roi connut ce devoir , et jamais prince ne fit plus d^usag€ d'un si heureux privilège. Que de maisons saintes dotées ! que de lieux de miséricorde élevés par ses libéralités ! que d^établîssemens utiles entrepris par ses soins ! îl n'est point de genre de misère à laquelle ce pieux roi n'ait laissé pour tous les âges suivans une ressource publique. Ville heureiise, qui le vîtes autrefois régner, au milieu de vos murs sMlèvent encore, et subsisteront toujours des édifices sacrés, les iruits inunortels de sa chsirité et de son amour

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pour son peuple. Mais Tenceinte de cette capiûile &e renferma pas tous les «oins bieofaisans de sa magnificence et de sa piété. Obligé souvent de visiter ses provinces^ et de se moatrer à ses sujets les plus éloignés ^ il laissa partout des monumeos durables de sa miséricorde et de sa bonté ^ et encore aujourd'hui on ne marque ses voyages dans les divers endroits du royaume^ que comme autrefois les Juifs marquoîent ceux des patriarches dàus la Palestine , c^est-a-dire ^ par les lieux de religion qu'ail éleva à la gloire du Dieu de ses pères. pâKég. i>e saint louis.

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