EFFETS DE LA RELIGION
jLjl cupidité rend Tliomme injuste envers le» autres hommes. Or , quelle autre doctrine que celle des chrétiens » jamaîs^ mieux réglé nm de- \oîfis à cet égard ? Elle n?ous apprend à obéir aux puissances , comme établies de Dieu , non-seu— Jemeot par la crainte de rautorité, mais par une obligation de coascience 5 à respecter nos maîtres,; souffrir nos égaux , être, affables envers nos inférieurs , . aimer tous les hommes comme nousmémea. Ifille seule sait form<^r de bons èitoyens ^ des sujets fidèles^ des serviteurs patiens^ desï: maîtres humbles ^ des magistrats incorruptîl)Te$r^' des princes démens^ des amis véritables. Elle»' seule rend inviolable la bwine foi des mariages y assure la paix des familles^ maintient la tran-^quillité dé-i états. Non-seulement elle awète lesî Bsorpations:; mais elle interdît jusqu-aur désir d^iin* Irien étranger: non-seul ememt elle ne veut pas» qu^on regarde d'un œil d envie la prospérité d«r «on frère :; mais elle ordonne quVn partage ave<^ lui son propre bien ^ Wsqu^il en a bescHB : iton-^
3o RESPECT ]>V AUX tEin>LEK.
seulement elle aoiis défend dVttenter & sa vie ^ mais, elle veut que nous fsesious du bien à ceux mêmes quincMis font ^u mal^ que nous bénissions ceux qui nous maudissent ^ et que nous a ayons tous ^^un cœur et qu^une amé. Donneze-moi ^ disoit autrefois saint Augustin aiuk faHevfarê» soa temps ^ un royaume tout composé de geiis de cette sorte : bon Dteu l quelle paix !: quelle félicité ! quelle image du/ ciel sur la: terre !. Toutes^ les idées de la philosophie ont--elles jamais ap-* proche du pkn de cette république céleste P et n''ést41 pas. vrai que si un Dieu a parlé aux hommes pour leur montrer les voies du sidut , il n a pu lieur tenir ua autre langage? CAKÉfiE^ i.