‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 17 sur 184 · BESPECT DU AUX TEMPLES · texte numérisé non relu

BESPECT DU AUX TEMPLES

L'uwvERS entier est un temple que Dieu remplît desa gloire et de sa présence. Quelque part que nous soyons ^ dit T Apôtre*^ il est toujours près do nous y nous vivons^ en luir;; naus. agissons en luif nous sommes en lui.. Si nous nous élevons dans les* ciew^ ^ il y est ^ si nous creusons dans les abîmes ^ nous Vj trouverons ^: si: nous montons sur les ailes* des vents ^ et que nous traversions les mers^ c'^est sa main qui nous guide :f^ et il estf le Dieu des îles éloignées , où Ton ne le connott pas ^ coinoie des royaumes^ et des régions qui Tinvoquent.^

Cependant ksr hommes lui ont consacré dans

IteSPECr DIT AXm TEMPLES. 3t

tons les temps des lieux qu^il a honorés d^une présence Spéciale. Les patriarches lui dressèrent des autels en certains endroits où il leur avoit apparu. Les Israélites dans le désert regardèrent le tabernacle c4>aKme le Ueu où résidoit sans cesse sa gloire et sa présence^ et arrivés ensuite à Jéru-^ saiem.^3af>met¥ mm f aè r eîiï plos avec lar solennité des encensemeos et des victimes que dans le temple auguste que Salomon lui fit depuis élever.' Ce fut le premier temple que les hommes consacrèrent au Dieu véritable. C^étoit le lieu le plus saint de TuDivers ^ Tunique où il fût permis d'ofiPrir au Seigneur des dons et des sacrifices. &B tous les endroits de la terre^ les Israélites étoient obligés dPj venir adorer ^ capti& dans les royaumes étrangers ^ Ils tournoient sans cesse vers le lieu saint , leurs regards , leurs vœux , et leurs hommages ^ an milieu de Babylone ^ Jérusalem et son ten^e étoient toujours la source de leur joie ^ de leurs regrets, et Fobjet de lei^- culte et de leurs prières:; et Daniel aima mieux s''ex— poser à la fureur des lions que de manquer à •e devoir de piété , et se priver de cette consolation. Souvent mémte Jérusalem avoit vu de»

princes- infidèles , attirés par la sainteté et la ré-^ putation de son temple, venir rendre des hom-^ mages à nn Dieu qu^ils ne coonoissoient pas ^ et Alexandre lui-même', frappé de. la majesté de ce- lieu et de Tauguste gravité de son vénérable pontife , se souvint quil étott homme , etjyaissar sa tête ojcgueilleuse devant, le Diea des armées, ^''on y adoroLt»

3» PUNITION DU SAGRILEG^>

A la naissaoce de rEvan^ile ^ les maisons des fidèles fureut d'abord des Ëglises domesliques. La cruauté des tyraus obligeoit ces premiers disciples de la foi à chercher des lieux otiscurs et cachés^ pour se dérober à la fureur des persécutions , y célébrer les saints mystères , et invoquer le nom du Seigneur. La majesté des cérémonies n'entra dans TEglise qu'avec celle des Césars: Ik religion eut ses Davids et ses Salo-* mons ^ qui rougirent d'habiter des palais superbes j. tandis que le Seigneur n'a voit pas- où reposersa tête r de somptueux édifices s'élevèrent pea à peu dans nos villes : le Dieu du ciel et de la terre rentra^ si je l'ose dire, dans ses droits^ et les temples mêmes où le démon avoit été si long-temps invoqué , lui fujpent rendus comme à. leur légitime maître ^ cons^ciés à son culte ^ et devinrent sa demeure. carême ^ u

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