‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 160 sur 184 · SUR L4 PROFESSION MILITAIRE · texte numérisé non relu

SUR L4 PROFESSION MILITAIRE

parmi tous^ que des réflexions sur Fabus des prétentioas et des espérances ? Vous-même ^ qui m^éooutez ^ quelle est là-^essus votre situation? Et cependant on sacrifie Fétemité à des chi* mères ;; on se flatte toujours qu'on sera du nombre des heureux;} et on ne s'aperçoit pas que k providence ne semble laisser au hasard et au caprice des hommes le partage des postes et des emplois que pour nous faire regarder avec des yeux chrétiens les titres et les honneurs^ et nous faire rapporter au roi du ciel, aux yeux de qui rien nMchappe et qui nous tiendra compte de nos plus petits soins ^ des services que nous rendons aux rois de la terre, qui souvent ou ne peuvent les voir ou ne sauroient. les récompenser.

Mais quand même votre bonheur répondroît à vos espérances ^ quand même les douces erreurs et les songes sur lesquels votre esprit s'endort de^ viendroient un jour des réalités ; quand même ^ par un de ces coups du hasard qui entre toujours pour beaucoup dans la fortune des armes, vous vous verriez élevé à des postes auxquels vous n'oseriez même aspirer , et que vous n'auriez plus rien à souhaiter du côté des prétentions humaines : que sont les félicités d'ici-bas, et quelle est leur fragilité et leur rapide durée? Que nous reste-t-il de ces grands noms qui ont autrefois joué un rôle si brillant dans Funivers? ils ont paru un seul instant , et disparu pour toujours aux yeux des hommes. On sait ce qii'ik ont été pendant ce petit intervalle <ju'a duré leur édat^ m^isqû^

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