GRANDEUR DE DIEU. S
toute-piiissatice qa^il ose refuser à celui qui est essentiellement^ et par qui tout a été fait.
Pour moi^^ grand Dieu^ abîmé à la vue de tant de gloire et de magnificence ^ je m^écrie : Ejlst-il possible qu^un Dieu si grand et si puissant veuille s^abaisser jusqu'^à penser à Fhomn^e ^ et en faire Tobjet de ses soins ? Mais ce n^est encore rien , grand Dieu^ que je ne sois devant vous que cendre et poussière^ j^ofire encore à vos yeux les prévarications d^un cœur infidèle ^ et les souillures dont j'*ai tant de fois sali mon néant et ma boue,^ Cependant un ver de terre révolté ^ tel que je suis , s''est attiré vos regards ;; et il ne vous a pas paru indigne de votre gloire devons souvenir de lui , et de le visiter dans votre grande miséricorde.
Maïs }(t cesse ^ ô mon Dieu^ d^en être surpris quand je rappelle ce premier état de gloire et d'innocence où vous aviez créé Thomme. Vous gviez imprimé en lui l'image glorieuse de votre divinité. Vous aviez soufflé dans sa boue un esprit de vie , une ame spiarituelle et immortelle , capable de vous connoitre et de vous aimer. Vous Taviez orné des dons lumineux de la science ^ de la sainteté et de la justice. Seul de toutes lés créatures visibles, U avoit le droit de s'élever jusqu'à vous, de parler à son Seigneur, de Iiii rendre grâces, et d'^enl retenir un commerce familier avec lui. Les anges eux-mêmes , ces iutel*ligcnces bi pures et i sublimes, u'avoieiit presque rleu au-dessus de lui ^ et ce qu'il avoit jar*»
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dessus elles ^ c^^est que v«)us vous éUez couime démis entre ses maiiiâ de votre douzaine sur toute» les créatures, -Vous Taviéz établi le iSMiIre et leseigoeur sur tous les ouvrages sortie de vos mains ^ vous aviez soumis à son erapice les auimaux qui rampent sur la terre ^ les oiseaux qui volent dans les airs , et les poissons qui se font un sentier sous la profondeur des eaux de la mer. De combien dhonneur et de gloii e , grand Dieu , aviez-vous .revêtu cet homme au sortir de vos mains ! vous aviez comme couronné en lé créant ^ et mis le dernier degré de perfection à tous vos autres ouvrages, dont il étoit le chef-d'œuvre.
Mais il ne sut pas jouir Icng-temps de vos di— -vins bienfaits. Il succomba biieutdt sous ce poids de gloire et de bouheur où vous Taviez élevé. D se rendit Fesclave des créatures dont il éloit Auparavant le maitre. La mort et le péché prirent en lui la place de Tinnocence ci àè l'immortalité ^ et dans cet état affreux de misère où il étoit tombéi^ votre miséricorde , grand Dieu , lui prépara unç ressource encore plus glorieuse pour lui^ qu« tous les avauta^es.dont il étoit déchu. Votre Verbe éternel descendit du seb de votre gloire , pour s'unir à sa nature. Il en prit sur lui les inûrmités et les erimes , pour en devenir l'expiation et la victime. La nature humaine avec lui monta à la droile de votre immense majesté^ elle se vit élevée au-dessus de toutes les principautés et de toutes les puissan4:es célestes. Votre Fils adorable fit <uitr'er tous li» homm/es dans les droits de sa fi-
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liatîda éteraelle* Nous reçumestous le titre glo^ rieuK de ses frère» , et il ne fut qws notre premierné. Vous étiez notre Dieu ^. tous voulûtes être notre père. !Nous n''étions que /votre ottvnige^ et nous devînmes* To^enÊins. Grand Dfeu! souverain maître de Tuiâyers , ce n^estr pas en tirant du néant toutes les créatures, que votre pnissaoce «t la grandeur de votre nom. a paru le plus admirable sur la terre : e^est en y laisaut descendre -votre propre Fils, la splendeur da votre gloire, revêtu de la bassesse et. des in&pmités de notre nature : c''est eu nous, manifestant Let gtand mystère de piété que, vous prépariez, di&puis le commencement des siècles, et qui doii faire la con-^ solation et rétonnetnent de tous les siècles à venir. Votre, nom ,: grand Dieu , étoit autrefois ce nom terrible que la bouche deThomme n?osoit prononcer : mais depuis que vous êtes devenu notre père, c'est-à-dire, le père commun de tous les ii-ères de voire Christ^ ce n'est plus qu'un nom de tendresse, que 1 amour filial nous donne droit de prononcer, et que nous mettons avec confiance à la tète de touttis les supplications qui montent vers vous de tous les endroits de Funî-^ vers. Seigneur, notre souverain maUre, que la gloire de votre nom paroit admirable dans toute la terre ! Domine , Dowiuus noster , quàm ad^ rmrahïle est nomen tmtm in^ uhwersd térrd' !
PA«APfi'. , PS. 8.
Que les impies., qui se piquent de supériorité