‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 47 sur 184 · MORT DU JUSTE · texte numérisé non relu

MORT DU JUSTE

V^UANi» on est arrivé au port , qu'il est doux de rappeler le souvenir des orages et de la tempête t quand on. est sorti "(caàoqu^ur de la course, qu'oo

MORT DU JUSTE. lô5

aîmc à retourner en esprit sur ses pas ^ et àrevoîr les endroits de la carrière les plus marqués par les travaux , les obstacles , les difficultés ^ qui les ont rendus célèbres ! Il n^e semble que le juste est alors comme un autre Moïse mourant sur la montagne sainte où le Seigneur lui avoît marqué son tombeau ; lequel , a\ant d'expirer , tournant la tète du haut de ce lieu sacré , et jetant les yeux sur cette étendue de terres, de peuples, de royaumes , qu^il vient de parcourir et qu'il laisse derrière lui, y retrouve les périls innombrables auxquels il est échappé ^ les combats de tant de nations vaincues:; les fatigues du désert:; les embûches de Madian ^ les murmures et les calomnies de ses frères;; les rochers brisés^ les difficultés des chemins surmontées:; les dangers de TEgypte évités ^ les e^iix de la mer Rouge franchies ^ la faim , la soif, la lassitude, combattues :; et touchant enfin au terme heureux de tant de travaux , et saluant enfin de loin cette patrie promise à ses pères, il chante un cantique d'*actioris de grâces ^ meurt transporté , et par le souvenir de tant de dangers évités , et par la vue du, lieu du repos que le Seigneur lui montre de loin^ et regarde la montagne sainte où il va expirer, conune la récompense de ses travaux , et le terme heureux de sa course. avent.

Io6 ÉDUCATlOir.

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