OR. FUN. D£ M. LE DAUPHIN
, Lies granjds croient que tçiut est fait ponr^ux,, et que les autres hommes ne sont nés que, pour porter le poids, ou de leui; orgueil ^ ou de leurs capricejs. Le ppince de Çonti nVxerçoit squ autorité que sur lui-même. Quel fonds de bonté et de douceiur envers les siens ! n^exigeaat presque nen pour lui;; ne comptant point jieurs fautes dès quHl en souffriroit tout seul, ;} aipnant mieux quel- (piefois souffrif de leiur peu d'*habileté, que de contrister leur tendresse ^ jamais d'humeur, ja— waîs un de ces momen3 de yivacité qui ait pu marquer que sa grande ame étoît sortie de soi^ assiette naturelle : poussant même si loin U boulé, que raffeclion toutie. seule des siens prévenoit Tabus qu''ils en auroîeut pu faire : parois-saut leur ami plutôt que leur maître : les quittant de ces devoirs rigoureux qu'on donne à Tusage bieu plus qu'au besoin : |es regardant comme les compagnons de sa fortune , et non pas comme les jouets ou le& ministres de ses. humeurs ou de ses passions ^ et faisant voir, chose rare! que leç gtauds peuvent trouver des amis, même parmi ceux qui les servent,