OR. FUW. DE M. LE PRINCE DE CONTI
. Oui , mes Frères , au niilieu de sa nombreuse
la
l3S SUR L^AUHONE.
maison, ]VIadame u^étoit plus une maîtresse^ c^étoit une mère affable et bienfaisante : dépouillée de sa grandeur , sans Fétre jamais de sa dignité , elle descendoit avec bonté dans le détail des peines et des besoins des siens, ^élévation est dWdinaire, ou dure, ou inattentive^ et il suffit, ce semble , d'être né heureux , pour n'être pas né sensible. Madame, avec un cœur élevé et d%tte de Fempire , avoit un cœur plus humain et plus compatissant que ceiix mêmes qui naissent pour obéir.
L'enceinte de sa maison ne borna pas , vous le savez , son inclination bien&isante : son crédit fut toujours une' ressource publique : nous trouvions tous en elle une protectrice assurée : Faccès n'étoit pas même refusé aux plus inconnus; et le besoin , ou la misère seule , devenoit le titre qui donnoit droit de Fapprocher. Si les regrets de la reconnoissance sont les plus sincères et les plus sûrs , quel deuil a jamais dû être plus universel? . OR. FUN» DE MADAME.