‹ Œuvres complètes de Massillon, evèque de Clermont (volume 5)Chapitre 60 sur 184 · OB. FDN* DE M» DE V1I.LER0T · texte numérisé non relu

OB. FDN* DE M» DE V1I.LER0T

„Quel usage plus doux et plus flatteur , pourriezvous faire de votre élévation et de votre opulence P Vous attirer des hokBmages ? mais Torgueil lui^^ mêmesVn lasse. Commander aux hommes et leur donuéi* dès lois? Mais ce sont4à les spius de Tau-» torité^ ce u''en est pas. le plaisir. Voir autour d© vous miîUiplier.à Tiafini vos serviteurs et vo» esclaves ? mais ce sout des témoins qui vpus embarrassent et vous gênent , plutôt qu'une pompe qui vous décore. Habiter des 'palais somptueux? Mais vous vous édifiez, dit Job, des soh'tudes otrles soucis et les noirs chagrins viennent bientôt habiter avec vpu§» Y rassembler tous les phisirs ? ils peuvent remplir ces vastes édifices , mais ils laisseront toujours votre cœur vide. Trouver tous les jours dans votre opulence de nouvelles ressources à vos caprices.? la variété des jcessourcei

BIENFAISAICGE, l49

tarit bientôt ; tout est bientôt épuisé ; il faut rc>venir sur ses pas ^ et recominencer sans cesse ce que Fennui rend insipide ^ et ce que Foisiveté a rendu nécessaire. Employez tant qu^il vous plaira, vos biens et votre autorité à tous les usages que I orgueil et les plaisirs peuvent inventer : vous serez rassasié , mais vous ne serez pas satisfait ; ils vous montreront la joie , mais ils ue la laisse» ront pas dans votre cœur.

^ployez-les à faire des heureux ^ à rendre ]a vie plus douce et plus supportable à des infortu-* nés que Texcès de la misère a peut-être réduits mille fois à souhaiter ^ comme Job ^ que le jour qui les vit naître eut été lui-même la nuit éternelle de leur tombeau : vous sentirez alors le plaisir d^être né' grand, vous goûterez la véritable douceur de votre état ^ c'^est le seul privilège qui le rend digne d'envie. Toute cette vaine montre qui vous environne est pour les autres; ce plaisir 6st pour vous seul : tout le reste a ses amertun^es ; ce plaisir seul les adoucit toutes : la joie de faire du bien est tout autrement douce et touchante que la joie de le recevoir : revenez-y encore , c^est un plaisir qui ne s'use point:; plus on le goûte, plus OQ se rend digne de le goûter : on s'accou-»tume à sa prospérité propre, et on y devient insensible^ mais on sent toujours la joie d'être l'auteur de la prospérité d'autrui : chaque bienfait porte avec lui ce tribut doux et secret dans Aotre ame : le long usage qui endurcit le cœur à

iSoi HUMANITÉ.

tous les plaisirs le read ici tous les jours plus sensible. PETIT €ABÂME.

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