VRAIE VALEUR
Mais qu^est-ce que la valeur? est-ce une fierté die tempérament, un caprice de coeur, une fougue qui ne soit que dans le sang , une avidité liiaW entendue de gloire ^ ua emportement de mau^ vais goût, une petitesse d'esprit qui se fait diefe. dangers de gaieté de cœur seulement pour ai^oir
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l5» TRAIE TALEUR.
la gloire dW être sorti P Quel siide fut jamais plus corrigé là-dessus que le nôtre? Quel est le goàt4es honnêtes gens sur ce qui fait la véritable valeur? la sagesse^ la circonspection ^^ la maturité^ vlj eutrent-^elles pour rien ? Quel a été le caractère des grands honunes que vous avez vus dans ce siècle à la tête de nos armées^ et dont les nomifi vou^ sont encore si chers ?' Les Turenne ^ les Condé ^ les Créqui ^ par quelle voie sont-ils montés à ce dernier point de gloire et de rëptitation au delà duquel il est défendu de prétendre? Le sage et le vaillant général à qui cette province dpit sft sûreté ^ et le reste du royaume sa paix et son abondance ^^ lui dont vous recevez les ordres de plus près , comme de votre propre chef ^ et sous le nom et les étendards de qui vous avez Thonneur de combattre , s^est-il frayé un chemin à Télévation où le choix du prince et le bonheur de Yétai Font placé , par une valeur indiscrète ? ,'et la sa»' gesse ^ qui est commenée avec lui ^ a-t-^Ue jamais rien gâté ou à son mérite ou à sa fortune ?
Mais c^est que nous nous faisons de fausses idées des choses. La valeur ^ lorsquVlIe n^est pas à sa place ^ n'^est plvts une vertu:;, et cette noble ardeur qui ^ au milieu des combats , est générosité et grandeur d^ame , n'est plus , hors de là, que rusticité^ jeunesse de coeur , ou défaut d'esprit. Mais quefie idée, me ^rez^vous encore, a-t^on, dans les troupes, d'un homme qui passe pour avoir quelque commerce avee la dévotion? Ëh quoi* Seigneur , il y auroit donc de la gloire à s&^^
les rois âe la teire ^ et ce seroit bassesse et lâcheté que de vous être fidèle ? Et qu^ avoît-îl autrefois dans les armées des empereurs pisuens de plus «ÎBtrépîde daas }es périb qite les soldats cfaré-^r tiens P Cependant ^ c'^étoient des gens ^ qui ^ au' Qiilieu de la licence des troupes ^ avoient leurs heures marquées pour la prière ^ passoient quelquefois les nuits à héulr tous ensemble le Seigneur^ et qui, au sortir d'une action , savoient fort bien courir à Téchafaud et y répandre sans murmure leur sang pour la défense de la foi.
BÉNÉD. 0E5 DRAP, DU RÉG. 1>E GATINAT.