SUITES FÛPŒSTÉS DB LA VOLUPTÉ
tout flatte encore alors la vanité. Mais les suites ea sonttoujours amères comme Pabsiiithe :; mais la passion un peu refroidie ; mais le plaisir injuste ap^ profondi ; mais les premiers ^ards affoilalis par la familiarité et le long usage;; mais la tanité détrompée par tout ce que la passion a de plus honteux : ah ! vieiinent les bruits désagréables ^ les murmures publics^ les dissensions domestiques , des affaires Kuinées, deS'établissemens manques , les scmpçoiis^ les jalousies , les dégoûts ^ les infidélités ^ les fureurs ^ Que vous resté-t'il alors ^ ame infidèle ^ que des retours affreux sur vous^-méme ^ . qu'*un d^amertume sur votre cœur ^ qu'aune honte secrè de votre foiblesse ^ que des regrets de n^avoir pas suivi des conseils plus sages ^ que des réflexions tristes sur tout ce que vous pouviez vou& promettre de repos ^ de gloire ^ de bonheur dans le devoir et dansTinnocence? Et avez-vous pu réussir }usques ici à tous calmer et à vous faire une .conscience tranquille dans le crime?
Insupportable troisièmement, par les nou-* veaux désirs que ce vicç allume sans cesse dans le coeur : une passion naît des cendres d^une autre passion : un désir satisfait fait naître un nouveau desîr : on çst dégoûté , et on n^est pas rassasié. Ç Vst le caractère de cette infortunée passion , dil TApôtre, d'être insatiable. On ne sait plus se prescrire de bornes dans la honteuse volupté ^ les empprtemens les plus monstrueux ne peuvent encore satisfaire la fureur dVne ame impure ^ la débauche la plus iouuodérée laisse encore quelqu#
DEGOUT ims I>LAISI11S. 2o3
chose à désirer au déréglemeut des sons^ on cherche avidement de nouveaux crimes dans le crime même:; on forme ^ comme le prodigue^ des désirs plus honleux, et qtiî vont encore plus loin que les actions mêmes. Toute Sorte dé joug révolte et devient insupportable : la seule gêne des réflexions^ inséparable de la condition humaine^ déplaît et fatigue ; on va jusqu^à envier la condition des bêtes ^ on trouve leur sort plus heureux <|ue celui de Thommei^ parce que rien ne traverse leur instinct brutal ^ que Thonneur , le devoir ^ les réflexions ^ les bienséances , ne troublent jamais leurs plaisirs^ et quW penchant aveugle est le seul devoir qui les conduit , et la seule loi qui les guide. gàkême ^ n.