PORTRAIT D^UN PRINCE AMI DE LA VÉRITÉ
iSouYERAiNEMENT vraî , il n''aia)oit que la vérité dans les autres : nul intérêt U'étoit jamais entré dans sa grande ame^ en concurrence avec la vé^ rîlé : elle lui paroissoit le premier devoir de Thomme^ et le titre le plus glorieux du prince^ Il laissoit aux âmes vulgaires les déguisemens et les finesses utiles^ ou pour nous parer d^uae gloire qui ne nous s^partient pas^ ou pour cacher nos défauts véritables ; toutes ses paroles étoient dictées par la vérité mème^ il ne trouvoit'd^ J>eau dans les hommes que la vérité ^ il ne cher— èhcât point ses ami^ jmihSii lei$ flattetirs;; son ran^ mèuie lui étoit souvent à charge par les ména-< gemens qu\>n s''iixq)Osdt devant lui ^ et on lui a souvent ouï dire que dans ses vpjage&^ kirayw la bienséance liu ^aauiit f» ^psimëltre d^ètre in— «■■■B^ll'fi^avfât pas trouvé de plaisir plus doux que d Vntendre parler les hommes naturellement , et se montrer tels qu''ils sont r pkisir assez ioconnu aux grands, qui ne voient jamais des lu>mm«i
RELIGION. 2l3
ifae la surface ^ et qui n^en aiment sofiyent que le
filUX. ORAIS. FÇN. I>U PRINCE DE CONTI.