‹ Œuvres complètes de Massillon, évêque de ClermontChapitre 127 sur 191 · PREMIER SERMON POUR LÀ EÊTE DE LA PURIFICATION DE LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

PREMIER SERMON POUR LÀ EÊTE DE LA PURIFICATION DE LA SAINTE VIERGE

AMUSE

Division. — 1° Quelles sont les sources secrètes de notre révolte contre la volonté dé Dieu; 2° Quels sont les avantages qui accompagnent la soumission à sa volonté sainte.

Première partie. Les principales sources de noire révolte contre la volonté de Dieu , sont : premièrement, une vaine

raison qui rappelle toujours les voies du Seigneur au jugement de ses propres lumières ; secondement, un fonds d'amour-propre qui fait que nous ramenons tout à nous-mêmes ; troisièmement, une fausse vertu, qui, sous prétexte de chercher Dieu, ne se cherche qu'elle-même.

1° Une vaine raison. Marie pouvait opposer bien des doutes à l'ordre de Dieu, qui l'obligeait de venir se purifier dans le temple • cependant elle obéit, et nous apprend par là que c'est au Seigneur à vouloir et à la créature à se soumettre. Pour nous, nous voulons toujours faire rendre compte à Dieu de sa conduite. S'agit-il de ses voies générales sur le salut de tous les hommes? on n'entend tous les jours dans le monde que des réflexions insensées là-dessus : Pourquoi tous les hommes ne sont-ils pas sauvés ? pourquoi Dieu a-t-il rendu le salut si difficile ? pourquoi a-t-il fait les hommes si faibles , etc. ? Mais , s'il y a nécessairement des mystères incompréhensibles au reste des sujets dans le conseil des souverains, pourquoi n'y en aurait-il point dans les conseils de Dieu ? Et, s'il faut, dit l'Ecriture, respecter le secret des rois dans la conduite de leurs peuples, le secret du Roi des rois dans la dispensation des choses humaines serait-il moins respectable ? Si ce que nous connaissons de ses œuvres nous parait s> divin et si admirable, concluons que ce que nous n'en connaissons pas l'est aussi. Mais ce n'est pas tout. S'agit-il des desseins étemels de Dieu sur nos destinées particulières ? Nous condamnons sa conduite à notre égard ; nous nous en prenons à sa providence de nous avoir placés en certaines situations où notre faiblesse trouve des écueils inévitables ; et nous ne pensons pas que Dieu proportionne les grâces aux états ; que toutes les situations où son ordre nous place, loin d'être des écueils, peuvent devenir des moyens de salut pour nous ; et que la plupart des dangers et des occasions dont nous nous plaignons, sont plus dans nos passions que dans nos places.

2° Un amour excessif et déréglé de nous-mémet. Marie nous donne encore ici l'exemple de sa soumission à la volonté de Dieu. A ne consulter que les sentiments humains, tout lui eût fourni des prétextes pour s'y soustraire, et refuser de venir au temple s'assujétir à la loi de la purification : les intérêts de sa maternité divine, le prodige de son enfantement, la honte même de sa pauvreté et de la modicité de son offrande; mais elle n'écoute point la voix du sang et de la ebair, persuadée que le premier sacrifice que Dieu demande de nous, c'est le sacrifice de nous-mêmes. Pour nous, comme nous rapportons tout à nous-mêmes, et que nous vivons comme si l'univers entier n'était fait que pour nous seuls, nous voudrions que Dieu ne fût occupé que de nous seuls, qu'il entrât dans le plan de notre amour-propre, et qu'au lieu d'être le modérateur de l'universel le Dieu de toutes les créatures, il ne fût que le Dieu de nos passions et de nos caprices. De la, premièrement, l'affliction ne nous trouve pas plus soumis à Dieu que la prospérité ; et tout ce qui trouble un seul inslant nos plaisirs, notre orgueil, nos projets, nous aigrit et nous révolte. De là, secondement, comme nous nous aimons beaucoup nous-mêmes, et que nous ne mettons point de bornes à nos désirs, nous ne sommes jamais contents de notre état, de notre élévation, de nos places, et, parce que nous n'avons pas tout ce que nous désirons, nous ne comptons pour rien tout ce quenous avons. De là, troisièmement, comme nous regardons tout ce que nous désirons comme notre partage , les places et les honneurs qui échappent à notre cupidité, et qui se répandent sur les autres, nous les regardons comme un bien qu'on nous ravit injustement. De là, quatrièmement, comme nous croyons avoir seuls la sagesse en partage, tout ce qui ne s'ajuste pas à nos vues et à nos lumières dans l'arrangement des choses d'ici-bas, trouve auprès de nous sa condamnation et sa censure. Nous ne saurions vouloir ce que Dieu veut; nous trouvons de l'injus icc, de l'humeur, de l'imprudence dans la dispensation des places et des faveurs, fans penser qu'il se peut faire que les hommes aient tort et fassent des choix injustes, mais que Dieu a toujours raison, et se sert de leurs méprises pour accomplir les desseins éternels de sa providence.

Pensons de la sorte, alors le monde, le gouvernement des F.tnts et des empires offrira à nos yeux un ordre et une sagesse admirables, parce que nous y verrons un Dieu invisible, souverain modérateur de l'univers, sans l'ordre duquel un cheveu même ne tombe pas de nos tètes, par la volonté de qui tout se fait, et qui, par des ménagements inexplicables, fait servir aux desseins de sa miséricorde, la malice même des hommes. Mais, si vous séparez Dieu du spectacle de l'univers, si vous n'y voyez plus la volonté éternelle du Seigneur, qui en est le ressort invisible, le monde n'est plus qu'un chaos, un théâtre de confusion et de trouble, où l'on ne voit point d'ordre, parce qu'on n'y voit que l'irrégularité des mouvements, sans en comprendre le secret et l'usage.

3° Une fausse vertu, qui résiste à Dieu sous prétexte de le chercher: dernier écueil, que l'exemple de Marie nous apprend à éviter. En effet, si elle n'eût consulté que son zèle pour la gloire de son Fils, elle devait, ce semble, se soustraire à la loi de la purification, qui ne paraissait propre qu'à confirmer l'incrédulité de son peuple, en le taisant passer pour le simple fils de Marie et de Joseph. Mais Marie se défie d'un zèle qui n'est pas dans l'ordre de Dieu, et rien ne lui parait plus sûr, même dans la vertu, qne de se conformer à sa volonté sainte ; et véritablement rien n'est bon pour nous que ce que Dieu veut; et toute piété qui n'a pas pour fondement une conformité continuelle à sa volonlé sainte, est une fausse vertu. C'est par là cependant que la piété manque presque toujours ; et nous ne voulons jamais aller à Dieu par les voies que sa main même nous a frayées. Premièrement, les devoirs de noire état ne nous plaisent jamais ; nous leur substituons toujours des œuvres arbitraires que Dieu ne demande pas de nous. Secondement, si Dieu nous laisse dans un état d'infirmité habituelle, nous nous en prenons à cet état de notre tiédeur et de nos infidélités dans le service de Dieu. Troisièmement, nous soulfrons impatiemment nos propres imperfections : nous voudrions n'avoir rien à nous reprocher, et vivre contents de nous-mêmes. Quatrièmement, si les pécheurs, revêtus de l'autorité publique, mettent quelque obstacle à notre zèle, nous ne gardons plus de mesure de charité avtc eux. Cinquièmement, les dérèglements de nos proches, de nos maîtres, de nos égaux avec qui nous avons à vivre, nous sont insupportables; et nous nous faisons une fausse vertu de les censurer, de les décrier et de les aigrir, au lieu que lavérilatle vertu regarde les pécheurs enire les mains de Dieu , les soutire avec charité, puisque Dieu les souffre lui-même , et les aime avec tendresse, puisqu'ils peuvent devenir les amis de Dien, et qu'ils sont utiles aux desseins de sa providence.

Deuxième partie. — Us avantages qui accompagnent la soumission à la volonté de Dieu. Trois sources fécondes do chagrins forment tous les malheurs et toutes les inquiétudes de la vie humaine : les vaines prévoyances sur l'avenir, les agitations infinies sur le présent, et les regrets inutiles sur le passé.

Or, i' la soumission à la volonté de Dieu nous fait attendre, comme Marie, l'avenir sans inquiétude. Quelles alarmes la prédiction du vieillard Siméon sur la destinée future de son fils, ne devait-elle pas jeter dans son âme sainte t Cependant, comme le Prophète, elle jette tontes ses pensées et toutes ses frayeurs dans le sein de Dieu ; et sa tranquillité est parfaite, parce que sa soumission est entière. Pour nous, les inquiétudes sur l'avenir forment le poison le plus amer de notre vie, et nous ne sommes malheureux, que parce que nous ne savons pas nous renfermer dans le moment présent; nous nous tourmentons sans cesse sur le lendemain, comme si à chaque jour ne suffisait pas son mal. Toute notre vie n'est qu'agitation, que trouble, que craintes, que précautions ; mais une âme soumise à Dieu n'éprouve point ces troubles, ces frayeurs, ces soucis qui agitent les enfants du siècle, parce qu'elle sait que l'avenir est arrêté dans les conseils de sa providence, et que nos inquiétudes et nos soucis, ne pouvant changer la couleur même d'on seul de nos cheveux, ne changeront pas, à plus forte raison, l'ordre de ses volontés im-

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muables; que d'ailleurs on ne risque rien, en re confiant à lui sur tout ce qui doit arriver. Ce n'est pas que la religion autorise la paresse et l'imprudence ; le fidèle travaille comme si tout dépendait de lui ; mais il est tranquille sur l'événement, parce que tout dépend de Dieu. Ainsi la prudence est commune au fidèle et au mondain ; mais la paix et la tranquillité n'est que pour le fidèle. Et quand je dis que la prudence leur est commune, c'est le nom seul qui leur est commun ; car il y a bien de la différence entre une prudence chrétienne et soumise à Dieu, et une prudence tout humaine. La prudence du fidèle , dit saint Jacques, est, premièrement, chaste et innocente : elle ne connaît de mesures légitimes que celles que la conscience permet, et que la religion approuve ; celle du pécheur au contraire ne compte pour rien les crimes, pour arriver à ses fins. Secondement, celle du fidèle est tranquille et amie de la paix : ses mesures sont toujours paisibles, parce qu'elles sont toujours soumises à la volonté de Dieu; celle du pécheur, au contraire, est toujours agitée, parce qu'elle n'est jamais soumise. Troisièmement, celle du fidèle est modeste : il s'interdit les projets ambitieux, et n'a que des vues conformes à son état; celle du pécheur est insatiable. Quatrièmement, celle du fidèle est humble : il se défie toujours de ses propres lumières; celle du pécheur au contraire, est pleine d'orgueil : il ne compte que sur l'habileté de ses mesures. Cinquièmement, celle du fidèle n'est point soupçonneuse : il aimerait encore micirx tomber dans le piège que de juger léméiaiiemcnt les intentions et les pensées de ses frères ; la prudence do pécheur ne trouve sa sûreté que dans ses soupçons et dans ses défiances. Sixièmement, celle du fidèle n'est point dissimulée : comme il ne veut tromper personne, il n'a que faire de se déguiser; celle du pécheur n'est qu'une duplicité éternelle. Septièmement enfin , celle du fidèle est pleine de miséricorde et des fruits des bonnes, œuvres : il joint aux moyens humains les pratiques de la vertu et les secours de la prière ; le pécheur au contraire regarde la piété comme un obstacle à son élévation.

2" La seconde source de nos inquiétudes est une agitation infinie sur le présent. Rien n'arrive presque jamais selon nos désirs ; mais une âme fidèle trouve, comme aujourd'hui Marie, dans une soumission entière aux ordres de Dieu, une ressource toujours prête aux embarras de sa situation présente. Tout était incompréhensible dans les desseins de Dieu sur elle; mais la volonté de Dieu est le seul dénoùmcnt de ses doutes et la grande consolation de ses peines. Or, ce qui rend la soumission à la volonté de Dieu si consolante dans les situations les plus difficiles où il nous place, c'est premièrement, que c'est la volonté d'un Dieu tout-puissant à qui tout est aisé ; secondement, d'un Dieu sage qui ne fait rien au hasard, qui voit les différentes utilités des situations où il nous place ; troisièmement, d'un Dieu bon, tendre et miséricordieux, qui nous aime, et qui ne veut que notre s-alut.

8» Les regards sur le passé forment la dernière source des inquiétudes humaines. Nous ne nous rappelons les événements fâcheux de notre vie qu'avec des retours amers qui en empoisonnent le souvenir ; nous nous reprochons sans cesse d'avoir été nous-mêmes les auteurs de notre infortune. Or, c'est encore ici que la soumission de Marie est pour nous un modèle. Comme elle ne peut douter que la main du Très-Haut seule ne l'ait jusqu'ici conduite, elle n'a pas de peine à se persuader que c'est lui-même qui la conduit aujourd'hui au temple, et à se soumettre au sacrifice et à l'humiliation que Dieu demande d'elle. Voilà la grande science de la foi. Le passé devrait être pour nous une instruction continuelle, où nous devrions étudier les volontés adorables du Seigneur sur les destinées des hommes ; cependant le souvenir du passé, loin de nous instruire nous séduit, et ne fait que réveiller en nous des passions injustes. Tout passe, tout disparait, tout s'écoule à nos yeux ; et nous ne voyons Dieu nulle part; nous n'y voyons que les révolutions humaines. Les patriarches, bien différents de nous, voyaient Dieu partout ; et repassant sans cesse sur les différentes voies par où sa sagesse les avait conduits, ils y admiraient les ménagements ineffables de sa providence et l'ordre de ses volontés adorables. Et voilà la grande science que nous apprennent nos divines Ecritures ; dans le» autres histoires, on n'y voit agir que les hommes ; mais dans l'histoire des livres saints, c'est Dieu seul qui fait tout. Aussi nous apprend-elle à ne regarder les différentes révolutions qui ont agité l'univers, que comme l'histoire des desseins et des volontés du Seigneur sur les hommes; et c'est l'instruction que trouve à présent une âme fidèle dans le souvenir du passé, comme ce sera une des grandes consolations des justes dans le ciel, de voir à découvert l'ordre admirable des volontés du Seiîneur dans tous les événements de leur vie passée. Ils verront avec quelle bonlé et quelle sagesse Dieu faisait tout servir à la sanctification des siens, tandis que les pécheurs seront surpris et désespérés de voir que croyant vivre sans joug et sans Dieu en ce monde, ils étaient néanmoins entre les mains de sa sagesse, qui se servait de leurs égarements, pour l'accomplissement de ses desseins éternels. Réflexion qui seule devrait rappeler tous les hommes à une soumission continuelle aux volontés du Seigneur, puisque, qu'ils se soumettent ou non à sa volonté sainte, il est certain qu'ils agissent toujours sous la main de Dieu. Ainsi en se révoltant contre lui, ils ne changent point les événements , ils ne font que multiplier leurs crimes.

Postquam impleti liant dies purgationis Mari* secundum tegem blatiOIl qu'elle fait aujourd'hui de SOI1 Fils ail

Moisi, tulerunt Jesum in Jérusalem, ut sisterent eum Domino. , ,

temple, et que cest dans ce mystère que le

Le temps de la purification de Marie étant accompli, selon la loi .- , -, - ., , - , , , , .. ,

de Moue, ils portèrent l'enfant à Jérusalem pour le présenter au Sacrifice qU elle lait a la Volonté de Dieu de SeS

Seigneur. Luc, h, 22. lumières, est plus entier et plus héroïque ; et

c'est cette vertu principale que nous allons vous

La soumission à la volonté de Dieu est la proposer pour modèle,

grande vertu dont Marie nous donne aujour- En effet, sans elle la vertu n'est plus qu'une

d'hui l'exemple dans le mystère que l'Eglise humeur ou une recherche continuelle de nous-

propose à la piété des fidèles. Quoique toute mêmes; sans elle les illusions de notre esprit

la vie de cette Vierge sainte ait été une confor- deviennent notre seule loi ; les inconstances de

mité continuelle aux ordres du Ciel, un acquies- notre cœur, notre seule règle ; la bizarrerie de

cernent universel aux vues et aux desseins de nos désirs, notre seul frein et l'unique ressort

Dieu sur elle, il semble cependant que c'est de notre conduite ; nous devenons en un mot

cette disposition qui domine le plus dr.ns l'o- notre divinité nous-mêmes.

C'est la conformité à la volonté de Dieu qui fait tout le prix de nos sacrifices, qui donne du mérite à nos souffrances, qui sanctifie nos joies, qui ôte à nos afflictions leur amertume, à nos prospérités leur venin, qui fixe nos irrésolutions, qui calme nos craintes, qui soutient nos découragements, qui règle nos espérances, qui fait la sûreté de notre zèle, la consolation de nos dégoûts, en un mot, qui assure toutes nos vertus, et qui nous rend utiles nos imperfections mêmes.

C'est elle qui inspire les bons conseils, qui nous répond du succès de nos entreprises, qui nous rend maîtres des événements, qui sanctifie tous les états, qui règle tous les devoirs, qui maintient la subordination des peuples, l'autorité des empires, la majesté des souverains, la fidélité des sujets, l'inégalité des conditions, toute l'harmonie du corps politique, et qui fait que chacun à sa place ne regarde pas avec envie la destinée d'autrui et ne pense qu'à remplir et sanctifier les devoirs de son état propre.

C'est elle, Sire1, qui fait régner les rois avec piété et avec justice, et qui corrige en eux et l'orgueil des prospérités et l'amertume des disgrâces, en leur faisant adorer dans la volonté du souverain dispensateur des événements la source commune d'où ils partent.

D'où vient donc, mes Frères, que cette soumission si nécessaire et si consolante est si rare parmi les fidèles? D'où vient qu'au milieu de la vicissitude des choses humaines, nous vivons presque tous comme s'il n'y avait point d'Etre souverain au-dessus de nous qui en fût le modérateur, comme si le hasard était le seul Dieu de l'univers, ou que nous fussions nous-mêmes les artisans du bonheur ou du malheur de nos destinées?

Souffrez donc qu'en vous proposant aujourd'hui l'exemple de la soumission de Marie, je vous entretienne sur une matière si importante. Comme par les suites de votre rang, de vos places et de votre naissance, vous tenez la plupart aux plus grands événements qui se passent ici-bas, souffrez que je vous apprenne à les ramener à leur source, et à reconnaître un Dieu dans l'univers, seul dispensateur des bons et des mauvais succès.

Premièrement , quelles sont les sources secrètes de notre révolte contre la volonté de

• Louis XIV, N. de l'éd. de 1745.

Dieu ; secondement, quels sont les avantages qui acecompagnent là soumission à sa volonté sainte.

C'est-à-dire d'où vient que nous ne voulons jamais ce que Dieu veut? D'où vient cependant qu'il y a tant de douceur et de consolation à ne vouloir que ce que Dieu veut? Implorons, etc. Ave, Maria.

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